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Le blog de lapalettedecouleurs.over-blog.com

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Des centaines de vidéos pour vous aider à comprendre le dessin et la peinture (aquarelle, huile, acrylique), mais aussi l'écologie des cours d'eau, la lecture en écoutant de la musique relaxante

Publié le par laurent
Publié dans : #huile, #techniques peinture

Dessin et peinture - vidéo 1446 : Une technique intéressante pour réaliser un paysage montagneux - huile sur toile.

 

 

 

 

Quelques conseils et idées pour la réalisation de paysages montagneux enneigés 

 

Le matériel pour peindre ce paysage se compose;

- De 2 pinceaux larges ou spalters.

- De 2 spatules biseautées.

- D' 1 pinceau éventail.

- D' 1 pinceau effilé.

- De couleurs:

Dessin et peinture - vidéo 1446 : Une technique intéressante pour réaliser un paysage montagneux - huile sur toile.

  

La toile est préparée avec une sous-couche blanche liquide à base de gesso. La grille présentée en introduction permet de sécher le pinceau nettoyé au white- spirit ou à l'essence de térébenthine.

Peindre de la partie supérieure de la toile vers la partie infèrieure, les couches successives qui donnent la profondeur de champ. 

On commencera donc par le ciel; On prépare un mélange comprenant 50% de bleu phtalo et 50% de noir, soit d'ivoire soit de  mars, pour un ciel bleu nuit.

Pour un ciel moins profond, l'association de bleu phtalo et de blanc de titane suffira.

Cette teinte va recouvrir les zones célestes, séparées par des surfaces blanches, légèrement bleutées, qui vont accueillir les nuages. Un pinceau large permettra de bien étendre la peinture. La couleur bleutée résiduelle sera conservée (Il ne doit rester que peu de couleur bleutée sur le pinceau), elle se diluera dans le blanc de titane pour former la masse nuageuse.

Un pinceau sec viendra atténuer le blanc pur et celui légèrement bleuté pour proposer un ciel harmonieux et voilé.

Les nuages: sont composés de blanc de titane, d'une pointe de rouge, l'ensemble est déposé au pinceau éventail, en un mouvement circulaire, pour créer les volumes. La partie supérieure est celle qui définit la masse nuageuse volumineuse, la partie inférieure plus rectiligne est estompée avec la brosse spalter. 

Le lac: Au bleu phtalo, on associera une infime quantité de vert phtalo, cette teinte sera largement déposée sur la partie inférieure de la toile. 

 Les différents couteaux en peinture à l'huile ou acrylique. 

 

Les sommets enneigés: Du noir, du rouge cramoisi ou alizarine grimson et un peu de blanc sont associés pour former, à la spatule ou au couteau, les contours et la couleur de fond des montagnes. Cette couleur est déposée sur les pics, puis étirée avec le bord biseauté du couteau, peu chargé de peinture, depuis le sommet vers le pied des reliefs montagneux. Le spalter va permettre, sur le piémont, de donner cette sensation de brume. 

La neige

- La première technique proposée, pour neige abondante, consiste à prendre très peu de peinture blanche, avec le bord biseauté du couteau et à descendre,  sans pression, l'outil à peindre le long du flanc de la montagne. Cette fine pellicule de blanc va laisser apparaître par endroits la paroi rocheuse.

- Une autre technique va permettre de donner du volume aux sommets enneigés sur une montagne stratifiée, les couches successives de neige sont déposées parallèlement et horizontalement avec la tranche de la spatule pour donner cette impression. Chercher le point de fuite en perspective pour peindre les strates, d'un blanc légèrement bleuté, sur les faces ombragées des versants.

On procède de manière identique pour les sommets légèrement avancés. Les strates de neige qui sont situées à l'ombre seront d'un bleu très clair.

La forêt masquée par la brume:

Est représentée sur la toile, par les taches grisâtres de l'arrière-plan, déposées verticalement avec l'angle du pinceau large. La teinte obtenue est une association du mélange qui a servi à peindre les montagnes (bleu de Prusse+noir d'ivoire+rouge cramoisi), auquel on ajoute une touche de vert ou sap green, un peu de blanc, afin d'obtenir un gris légèrement bleuté. Ce gris doit être de plus en plus clair près de la brume.

Cette ligne d'arbres est d'un gris plus soutenu, lorsque le plan se rapproche de l'observateur.

La dernière ligne d'arbres la plus avancée, d'un gris profond (noir+bleu+terre de sienne brûlée+vert), est peinte avec vigueur par tapotements réguliers, au pinceau spalter chargé de peinture sur les 2 faces.

L'illusion du reflet de ces arbres dans l'eau est obtenue:

-En estompant verticalement, la partie inférieure de cette tache de peinture grise.

-En séparant, au pinceau éventail, ces 2 gris par une ligne blanchâtre représentant le rivage et les ondulations sur l'eau..

Les grands mélèzes: sont esquissés avec le coin du spalter chargé d'un mélange gris-vert comprenant du noir, du bleu phtalo, du bleu de Prusse, de la terre de sienne brûlée, du vert ou sap green. Cette technique de base pour la formation rapide des grands arbres est réalisée en tapotant la toile avec l'extrémité du pinceau et en exerçant une pression vers le bas. La couleur des troncs est la résultante d'un mélange, non homogène, de blanc et d'un peu de terre de sienne brûlée.

Le feuillage des buissons: L'extrémité plate du spalter que l'on tient horizontalement, chargé du mélange précédent, est écrasée sur la toile pour créer la couche primaire des buissons, en exerçant cette fois-ci une pression vers le haut. Les tiges sont grattées sur la toile avec la spatule. Le reflet dans l'eau est obtenu en tirant la peinture vers le bas et en séparant le bord de l'eau du reflet par une ligne discontinue qui délimite la berge.

 Le relief, le volume et la lumière du feuillage:

- Celui des grands arbres est accentué par l'ajout d'un mélange de vert clair (sap green), de jaune de cadmium clair et de noir (le noir et le jaune de cadmium donnent un très beau vert), pour suggérer la lumière qui éclaircit par endroits le feuillage des arbres. 

- Pour la végétation de bordure, le contraste et le vert tendre lumineux seront fournis par l'association de 3 couleurs chaudes (jaune de cadmium, ocre jaune, jaune indien) mais aussi par le vert des mélèzes, associé à du blanc et du jaune de cadmium clair ou de l'ocre jaune

Le couteau va encore servir à préciser le sens du courant par des vaguelettes blanchâtres qui strient la surface de l'eau, si l'on veut donner l'illusion d'une rivière qui prend sa source à partir du lac.

Pour le rocher, on réutilise la teinte de fond, qui a servie à réaliser les sommets enneigés et le brun des troncs d'arbres. Pour la berge, on la délimite avec les 2 teintes précédentes et un peu de blanc pour la luminosité et le reflet. Les souches d'arbres sont peintes avec du vert foncé et de la terre de sienne brûlée.

   

 

Bob Ross en vidéos, par laurentsaintgermain

   

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