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Le blog de lapalettedecouleurs.over-blog.com

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Des centaines de vidéos pour vous aider à comprendre le dessin et la peinture (aquarelle, huile, acrylique), mais aussi l'écologie des cours d'eau, la lecture en écoutant de la musique relaxante

Publié le par laurent
Publié dans : #pastel et fusain, #techniques peinture

96/ Barres, Lignes de Séparation ....

 

Dans cet article vous apprendrez les 4 conseils pour vous lancer dans le dessin même si vous êtes un complet débutant, 5 principes fondamentaux du dessin grâce au cerveau droit ainsi qu’une liste de 5 bienfaits que l’on ressent grâce à une pratique régulière du dessin.

 

C’est important que vous lisiez cet article parce que le livre “Dessiner grâce au cerveau droit” de Betty Edwards est un monument de la pédagogie du dessin. Il en est à sa 4eme édition en 2014. L’auteure réalise une étude poussée sur le fonctionnement du cerveau qui est toujours d’actualité à notre époque.

De plus l’auteure fait preuve d’une vraie empathie dans son travail avec ses élèves et sur les enfants. Dans le chapitre final elle pose une réflexion intéressante sur le devoir d’éduquer les générations futures à travailler avec les deux hémisphères de leur encéphale et sur les failles du système d’éducation contemporain qui favorise le mode d’apprentissage du cerveau gauche.

 

En lisant ce livre vous éviterez d’abandonner la pratique du dessin en pensant que vous êtes pas fait pour ça ainsi que la frustration de vous dire que vous n’arriverez jamais à dessiner

 

Dessiner un visage ou portrait, par laurentsaintgermain

 

L’idée forte du livre “dessiner grâce au cerveau droit”…

…est que le dessin est avant tout une manière de percevoir qui dépend de l’hémisphère du cerveau utilisé. Le cerveau gauche (ou mode G) est analytique, rationnel, procède par segment (verbale et analytique) alors que le cerveau droit (mode D) perçoit le tout et est irrationnel (spatial et global).

La première partie est très intéressante pour ceux qui souhaitent connaître précisément comment fonctionne les deux hémisphères du cerveau. Une partie très analytique justement destinée aux personne ayant plus l’habitude de réfléchir sur un mode G.

Si des gens ne savent pas dessiner (ce que l’auteur appelle les personnes atteintes “d’anesthétisme”) c’est parce qu’ils utilisent le mauvaise hémisphère pour cela. Pour dessiner on a besoin de perceptions spatiales et de comprendre la globalité d’un objet sans entrer dans une pensée rationnelle.

L’auteure explique que la plupart des enfants abandonnent le dessin à l’âge de 9 ans, ensuite ils deviennent des adultes qui prétendent ne jamais avoir su dessiner. Alors que c’est faux, tous le monde sait dessiner, on a simplement inhibé cette compétence.

Si le dessin ne ressemble pas à la réalité, on dit que l’on ne sait pas dessiner et on arrête. La différence entre un enfant de 1 an qui trace sa première ligne sur une feuille et y prend plaisir et l’adulte qui a réduit les critères d’un bon dessin à sa correspondance avec une image, c’est que le second a entretenu le critère de jugement qu’un bon dessin se devait de ressembler le plus possible à la réalité.

 

SI vous avez des problèmes pour dessiner c’est que vous tentez de faire faire au cerveau gauche une tâche qu’il n’apprécie pas. Les exercices de l’auteure sont fait de manière à ce que l’hémisphère gauche n’interfère pas durant l’exécution du dessin.

L’idée est de switcher sur le mode cerveau droit au lieu d’apprendre des techniques et des techniques comme dans le grande majorité des ouvrages.

C’est un raccourci phénoménal !

1 Pour dessiner vous avez besoin d’utiliser certaines opérations du cerveau. La principale étant de percevoir correctement les objets. Pour cela vous devez connaître les exercices qui permettent de réaliser un dessin sans éveiller le mode cerveau gauche (voir la liste de perception plus bas).

2 Il faut se libérer des expressions stéréotypées pour percevoir véritablement les objets que l’on dessine. Lorsque vous dessinez un nez par exemple il faut que vous résistiez à la tentation de représenter le symbole des narines (des trous) sur votre feuille mais véritablement percevoir chaque angle et volumes qui les compose pour éviter de tomber dans l’expression stéréotypée.

3 Le dessin permet de se montrer en tant que personne, c’est un outil de connaissance de soi. À la fois il est un outil de connaissance de notre environnement par notre observation claire mais en même temps il est un moyen de nous comprendre nous même. Grâce à lui nous comprenons mieux notre manière d’interagir avec l’environnement extérieur.

4 Le trait possède une expression, la manière dont on signe montre notre personnalité. L’auteur prend l’exemple de quelques signatures et interprète des traits de personnalités de ceux qui les ont tracées. Les signatures donnent un indice sur le caractère de la personne mais montrent également comment insuffler une émotion dans les traits que l’on a dessiner.

 

Voici les cinq éléments qu’il faut développer pour dessiner grâce au cerveau droit :

– apprendre à percevoir les contours

– apprendre à percevoir les espaces vides

– voir les angles

– voir les rapports de proportions

– voir les ombres

Si vous ne le faites pas vous poursuivrez votre apprentissage avec une autre méthode et à un moment vous allez stagner dans votre pratique faute d’avoir suffisamment développé votre travail avec le cerveau droit. Vous sentirez vos dessins devenir moins créatifs et enthousiasmant et vous vous ennuierez lors de vos séances.

Car il faut utiliser le cerveau droit pour être créatif, sinon vous allez dessiner comme un mathématicien !

Alors qu’il y a beaucoup de bienfaits dans le fait de dessiner un peu chaque jour juste pour le plaisir.

 

L’auteure énonce une liste de bénéfices en pratiquant le dessin comme pur acte d’expression :

1 – Vous êtes attentif à ce que vous faites. Ce qui est de plus en plus rare dans notre société où tout va de plus en plus vite et où les problèmes d’attention se remarquent de plus en plus chez les jeunes générations.

2 – Vous vous sentez plein d’énergie mais calme et actif sans anxiété.

3 – Vous vous sentez confiant à la hauteur de la tâche.

4 – En dessinant vous pensez avec des images, ce qui est très agréable (plus que de penser à tous les projets qui doivent être accomplis cette semaine où à la mauvaise journée passée au travail)

5 – les bénéfices ne s’arrêtent pas là, en quittant cet état d’esprit vous vous sentez vivifié après votre séance (quel dommage collatéral intéressant !)

Pour conclure

 L’ouvrage “Dessiner grâce au cerveau droit” est avant-tout un livre pratique même si on doit attendre la seconde partie pour lire les premiers exercices.

Chaque technique (perception des contours, espace vide, ombre, rapport de proportion, des angles) est décortiquée et son emploi est justifié à chaque chapitre. Vous avez également un chapitre entier dédié au dessin de portrait à la fin de la partie pratique.

Dans ce livre le dessin est décrit comme un acte apaisant sur le cerveau 

De ce fait dessiner peut se rapproche d’une forme de méditation 

Pour terminer, il est à mon sens primordial de remettre les pratiques artistiques (peinture, sculpture, également), à notre époque où l’utilisation de l’internet (vidéos courtes), l’emploi des sms et la lecture des statuts facebook, rend la concentration sur les longues durée difficile pour les nouvelles générations.

Les points faibles

Un gros chapitre intéressant sur le fonctionnement des deux hémisphères mais que l’on peut trouver long avant de passer à la pratique

Certains chapitres manquent d’illustrations

Les points forts

La simplification extrême des opérations servant à dessiner

Le contenu intemporel du livre

Selon moi un propos bien équilibré entre science et art

Les qualités humaines de l’auteure (humilité, engagement, empathie)

 

 

96/ Barres, Lignes de Séparation ....

OUF! Confiscation des ballons ronds, dès demain.

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