Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Le blog de lapalettedecouleurs.over-blog.com

Le blog de lapalettedecouleurs.over-blog.com

Des centaines de vidéos pour vous aider à comprendre le dessin et la peinture (aquarelle, huile, acrylique), mais aussi l'écologie des cours d'eau, la lecture en écoutant de la musique relaxante

Publié le par laurent
Publié dans : #peintres, #oeuvre expliquée, #Peinture acrylique

Dessin et peinture - vidéo 1911 : Une oeuvre expliquée de Edvard Munch (1863-1944) - "Le cri" 1893 - Une démonstration à l'acrylique (étape par étape).

400/ Montée au Feu LAC d' AYRETTE ...

 

Utiliser un médium mat ( gel transparent qui n’altère pas la couleur) pour améliorer la consistance des mélanges durant toutes les étapes de la création de cette copie, pour faciliter l' interpénétration des couleurs et pour travailler Les ombres et les reflets du visage.

l'esquisse du dessin est réalisée à la craie blanche, le dessin est très simplement composé de courbes et de traits rectilignes, ce qui montre déjà le caractère tortueux et angoissant qui relève de la psychanalyse. C'est sur une toile préparée avec une teinte composée de terre de Sienne diluée a laquelle on associera un peu d'orangé de cadmium que le décor est planté.

Pour donner de la force à la peinture, respecter les ondulations orangées et jaunes du ciel tourmenté (des courbes bleutées seront ajoutées en cours de réalisation).

Les montagnes sinueuses, à l'arrière plan du fjord, sont d'un bleu nuit très profond (noir, terre d'ombre et des rehauts de bleu de céruléen pour les reflets).

 La teinte qui illumine, Par son éclat, L'eau du fjord et la partie droite du tableau, est composée de bleu, de terre d'ombre associés à beaucoup de blanc de titane et de médium, on y ajoutera un peu d'orangé de cadmium dans un deuxième temps, après la réalisation des rambardes du pont.

En opposition à la partie supérieure de la toile, tout en ondulations et en courbures, le pont et sa rambarde vont, de manière rectiligne, transpercer la partie inférieure du tableau par une succession de coups de pinceau parallèles qui vont déposer de la couleur bleue et orangée, en faisant coexister ces 2 couleurs complémentaires, pour donner plus de force à la scène, autour du personnage. Les madriers qui constituent le revêtement sont précisés par ajout de blanc.

L'intense lumière qui provient de l'arrière plan vient éblouir la scène et rehausser de blanc, d'orangé et de jaune, les rambardes de l'ouvrage de bois et la tablier du pont.

Esquisser avec du noir ou du brun, les silhouettes des personnages qui s'éloignent de la scène, Puis celle du personnage principal avec un bleu-nuit.

La tête livide du personnage central s'exprime dans un gris blanchi par la douleur intérieure (blanc+bleu+brun). La même teinte est utilisée pour les mains qui effleurent le visage et pour le cou. Les orbites des yeux et la bouche sont d'un gris plus soutenu. Les yeux qui sortent de leur orbite sont blancs, un point noir vient marquer la pupille de l'homme en pleine souffrance, ce noir que l'on retrouve autour de la bouche grande ouverte. Une gamme de gris va enfin modeler la tête pour obtenir l'expression d'un visage exsangue.   

Le matériel utilisé se compose essentiellement de:

  • 3 pinceaux plats de taille variable en fonction de la dimension de la toile.
  • 1 pinceau plat à arête biseautée
  • 1 petit pinceau pointu et effilé.

  • Et ci-dessous, la palette de couleurs proposée.
     

Dessin et peinture - vidéo 1911 : Une oeuvre expliquée de Edvard Munch (1863-1944) - "Le cri" 1893 - Avec une démonstration à la peinture acrylique (étape par étape).

400/ Montée au Feu LAC d' AYRETTE ...

L'artiste a associé une note dans un de ses journaux a propos de cette œuvre: « J'étais en train de marcher le long de la route avec deux amis - le soleil se couchait - soudain le ciel devint rouge sang – j'ai fait une pause, me sentant épuisé, et me suis appuyé contre la grille - il y avait du sang et des langues de feu au-dessus du fjord bleu-noir et de la ville - mes amis ont continué à marcher, et je suis resté là tremblant d'anxiété - et j'ai entendu un cri infini déchirer la Nature ».

 

C'est une composition qui appartient au domaine de l'art figuratif . Elle possède un point de fuite situé à gauche et une grosse bande verticale le long du tableau à droite. On peut donc déduire le sens de lecture, de la droite vers la gauche. Le spectateur est inclus dans le tableau en se trouvant devant le personnage central ce qui nous donne l'impression de vivre la scène.
On peut distinguer plusieurs parties distinctes sur ce tableau.

 

En premier la partie inférieure gauche du tableau. C'est elle qui donne le point de fuite grâce à la barrière et au sol du pont qui sont peint de façon rectiligne. Au niveau du point de fuite on aperçoit deux ombres représentant des personnes qui semblent s'éloigner du personnage central (représentant l'artiste d'après la note associée à l'oeuvre). On retrouve dans cette partie des couleurs rougeâtres assez sombre.

 

Ensuite le ciel contrairement à la partie précédente est extrêmement sinueux les courbes sont horizontales et en le regardant on comprend aisément l'expression «  langues de feu » que l'artiste a employé.

 

Enfin la partie centrale de l’œuvre qui illustre le fjord, le précipice situé à droite et les montagnes au fond. Celle ci comme la partie précédente est extrêmement sinueuse mais ici les courbes sont verticales et nous donnent une impression de vertige. Cette zone centrale crée un contraste de couleur entre le bleu sombre du fjord qui vient choquer contre le rouge ardent du ciel qui est appuyé par l'alternance des courbes.

 

On peut remarquer que l'artiste a échangé les couleurs du ciel et de la terre comme pour troubler le spectateur et appuyer la sensation de « cri » déjà représenté par toutes ces courbes qui déforment l'image. Le fjord est tellement courbé qu'il en tombe dans le précipice à droite de l'image.

 

On ne semble pas pouvoir échapper au cri de la Nature, à moins de se boucher les oreilles; ce que fait le personnage central . Le spectateur ne peut échapper au vertige des courbes: à droite la barre verticale à gauche le point de fuite. Ce vertige s'exprime de l'angoisse provoquée par le personnage central, comme le pressentiment d'un malheur que les deux personnages à l'arrière-plan semblent ignorer.

 

Le personnage central est représenté vraiment étrangement, on dirait qu'il est déjà mort , une sorte de mélange entre un fantôme dont le corps ondule et flotte dans les airs et un squelette ou un cadavre de par sa tête qui semble être dépourvue de cheveux, ses yeux qui semble creux et sa bouche grand ouverte. Sa bouche semble penser qu'il est en train de crier lui aussi pourtant en même temps il se bouche les oreilles. Ce qui pourrait nous faire penser à une sorte de cri intérieur que l'artiste a essayer de représenter en se représentant de cette façon. Un cri pour montrer sa peur de la maladie et de la mort et par la même occasion de sa solitude d'où l'éloignement par rapport aux autres personnages.
On pourrait aussi renforcer l'idée de la mort par la position à gauche des hommes et à droite du précipice (l'enfer) et de la barre verticale marquant un arrêt : la mort.

 

Enfin on peut remarquer qu'aucune partie de ce tableau est complètement claire et nette, on a l'impression qu'un flou est présent sur toute l'image. Autant les personnages au loin que les bateaux, le village ou même que le personnage central du premier plan. Ce qui peux renforcer l'idée de la peur de la maladie de l'artiste qui était atteint d'une hémorragie du vitré .

 

On peut donc dire que ce tableau d'Edvard Munch de part son angoisse qu'il suscite ne peux pas laisser le spectateur indifférent. Il faut d'ailleurs savoir que l'artiste l'a représenté d'une cinquantaine de façon différentes et que c'est une œuvre qui a donné naissance au courant surréaliste

400/ Montée au Feu LAC d' AYRETTE ...

Edvard Munch, par laurentsaintgermain

400/ Montée au Feu LAC d' AYRETTE ...

Commenter cet article

Articles récents

Hébergé par Overblog