Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Le blog de lapalettedecouleurs.over-blog.com

Le blog de lapalettedecouleurs.over-blog.com

Des milliers de vidéos pour vous aider à comprendre le dessin et la peinture (aquarelle, huile, acrylique), mais aussi l'écologie des cours d'eau, la lecture en écoutant de la musique relaxante

Publié le par laurent
Publié dans : #peintres, #oeuvre expliquée
  •   En 1888, C’est alors sa célèbre période d’Arles où la flamme de sa couleur s’allume d’une lumière aveuglante ; il brise tout canevas mental susceptible de le séparer du réel et transcrit son monde intérieur dans la réalité en y apposant le sceau de la souffrance. Des moments de prostration et d’inertie succèdent à des périodes d’activité quasi furieuses, dominées par des élans spontanés et instinctifs, et pendant lesquelles il travaille avec rapidité et intensité. (Arbres en fleurs, vues de la campagne environnante, autoportraits, portraits, intérieurs et extérieurs de sa maison, une série de "Tournesols" et sa fameuse "Nuit étoilée" de 1889.) Ses difficiles et pourtant si fructueuses relations avec Gauguin, venu le rejoindre, ainsi que sa longue période d’internement à l’asile de Saint-Rémy, l’amènent à se rapprocher à nouveau de Théo.    
1890 : Auvers-sur-Oise

C’est donc en mai 1890 que Van Gogh se rend à Auvers-sur-Oise où le docteur Gachet, ami de Cézanne et de Pissarro, accepte de prendre soin de lui.

Hors du milieu hallucinatoire de l’asile, il connaît une période assez heureuse. Soutenu par son entourage où il se sent aimé et compris, il travaille avec enthousiasme et le choix de ses sujets (champs de blé, maisons paysannes, l’église ... ) reflète son mieux-être moral et mental. Ce changement se perçoit aussitôt dans son style : formes moins torturées, coloris frais et clairs, traits plus larges et plus expressifs, davantage de lyrisme dans sa vision de la nature. Sans interruption, il peint soixante-dix toiles en deux mois !
Mais cette trêve à Auvers est de courte durée. Ses querelles avec Gachet, son sentiment de culpabilité envers son frère dont il se sait - et se sent - totalement dépendant, le conduisent au suicide à la fin du mois de juillet 1890.

Enterré au cimetière d’Auvers, il est alors pratiquement inconnu malgré quelques toiles exposées au salon des Indépendants de 1888 à 1890 à Paris, ainsi qu’à Bruxelles en 1890. Il connaîtra une gloire posthume qui, dès 1892, ne cessera de croître et d’exercer une influence considérable sur la vie artistique du XXe siècle.

" Le grand souvenir de Vincent fit d’Auvers-sur-Oise, en le présent siècle, un lieu de pèlerinage où confluent du monde entier et jusque du Japon des amateurs passionnés de cet art, dans lequel s’était exprimée si intensément l’inquiétude moderne." Germain Bazin.
 
Commenter cet article

Articles récents

Hébergé par Overblog