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Le blog de lapalettedecouleurs.over-blog.com

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Des milliers de vidéos pour vous aider à comprendre le dessin et la peinture (aquarelle, huile, acrylique), mais aussi l'écologie des cours d'eau, la lecture en écoutant de la musique relaxante

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Publié le par laurent
Publié dans : #oeuvre expliquée, #peintres

Eugène Boudin La jetée de Trouville au soleil couchant

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Analyse d'un tableau d'Eugène Boudin - "La... par liberation

Claude Monet avait dit vers la fin de sa vie : «Je lui dois tout.» Corot l’avait surnommé «le roi des ciels». Eugène Boudin (1824-1898), précurseur de l’impressionnisme, un peu oublié des institutions, est une figure marquante de ce mouvement.

Son œuvre Jetée de Trouville, soleil couchant (1862) illustre avec précision, le sens des «attitudes justes» de ce «peintre d'atmosphère», son «affection pour les figures et sa tendresse pour l'humanité».

Eugène Boudin, par laurentsaintgermain

 

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Publié le par laurent
Publié dans : #peintres, #oeuvre expliquée

 

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Bibliographie

Cliquer sur la première image ci-dessous pour l'explication du tableau "le serment du jeu de paume"

L'oeuvre de Jacques Louis David, par laurentsaintgermain

 

Ce dessin animé raconte les évènements qui ont abouti au serment du Jeu de Paume.

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Publié le par laurent
Publié dans : #peintres, #oeuvre expliquée, #huile

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Portrait de Berthe Morisot Par Edouard Manet

37/ SALAGOU : Village de CELLES ...

Les pinceaux

Les couleurs de la palette

Médiums

 

Berthe Morisot est une des seules femmes peintres de la période Impressionniste. Cette vidéo montre la manière de peindre et la sensibilité de son écriture picturale à partir d'une analyse de l'artiste contemporain Laurent Blandin. Une scène de plage pleine de quiétude et de lumière, à partir d'une photo de Nathalie Durand 

37/ SALAGOU : Village de CELLES ...

Berthe Morisot, par laurentsaintgermain

37/ SALAGOU : Village de CELLES ...

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Publié le par laurent
Publié dans : #oeuvre expliquée

28/ CAROUX : TABLE d' ORIENTATION, TOURBIERE ...

Hans Holbein le jeune : son histoire et son œuvre

 



Hans Holbein "le jeune" naquit en 1465 à Augsbourg dans l’actuelle Bavière. Il suivit une formation de peintre auprès de son père, l’un des derniers grands maîtres du gothique. À partir de 1515, il travailla à Bâle en Suisse où il passa près de 20 ans avant de partir pour l’Angleterre où il fit une carrière prodigieuse comme peintre de Henri 8. Il réalisa une grande quantité de tableaux pour la cour, de décorations de châteaux, de projets de bijoux et textile. Il mourut en 1543 de la peste à 78 ans. 

Le tableau accroché devant nous fut justement réalisé à Londres. Il est typique de l’école du nord, car il a besoin d’être décrypté. Alors, livrons-nous à un exercice amusant : bien regarder le tableau –dans le détail s’il le faut- et clairement dire ce qu’on ressent. Et déjà que voyons-nous ? Il montre le portrait à mi-corps de Georg Gisze.
Première impression : nous avons devant nous un homme arrivé. Trouvons les signes qui nous donnent cette impression : il y a bien sûr ce riche costume de la Renaissance. Admirez en particulier les belles manches bouffantes de sa chemise et le chapeau recouvrant une coiffure à la mode comme les gentilshommes la portaient au 16ème siècle. Regardons aussi tous les objets autour de lui : tout respire le luxe. Les livres déjà : c’est un signe de luxe extrême. Ensuite, voyez ce tapis oriental posé sur la table. D’ailleurs, détaillons cette table. Nous trouvons toutes sortes d’objets qui nous donnent en plus des informations sur l’activité de cet homme : un livre relié de cuir, peut être un livre de comptes, des ciseaux, un encrier de cuivre assorti de son sablier pour empêcher l’encre de baver, de ses plumes à écrire et d’un bâtonnet de cire rouge servant à cacheter les lettres. Et à côté, nous voyons une bague à sceau ainsi qu’un long sceau. À gauche du sceau, nous voyons une petite boite circulaire et dorée avec une petite porte ouverte. Il s’agit d’une petite pendule nécessaire au travail de Gisze pour ses rendez-vous par exemple. Pour l’époque, c’était le summum du luxe, car ce type de pendule venait d’être inventé. Sur le bord gauche de la table se dresse un délicat vase en cristal avec un bouquet de fleurs sauvages. Or ce genre de travail sur le verre n’était fait qu’à Venise, à Murano plus précisément. 
Donc, résumons-nous : un homme riche, très riche même ; dont le métier est certainement banquier ou marchand comme le montrent les livres, cachets et sceaux, et même la pendule qu’on voit accrochée derrière. Notez qu’il s’agit d’une caractéristique de l’œuvre de Holbein qui accompagne très souvent les personnages des instruments de leur fonction. Et dans ce tableau, il ajoute encore des explications : regardez en effet sur le mur, à l’arrière-plan et au-dessus de la tête de Gisze : il y a un bout de papier sur lequel est inscrit un texte en latin. Ce dernier dit : «portrait de Georg Gisze : Ce que tu vois ici montre les traits et l’image de Georg : aussi vivant est son regard, aussi formés sont ses joues. Dans sa trente-quatrième année en l’an du seigneur 1532 »
Comme si cette description n’était pas suffisante, Holbein à inscrit sur le mur à gauche sous l’étagère : «Nulle sine merore voluptas », ce qui veut dire : «pas de joie sans prix». Ce peut être la phrase qu’un marchand dit à ses clients qui rechignent à payer. 

Mais nous verrons aussi que cette formule peut parfaitement s’appliquer au personnage représenté. Regardons le visage de Georg : tout d’abord, on ne peut manquer d’être surpris par sa jeunesse. Et même, sa peau lisse et sans ride lui donne un air juvénile. Et ses traits !! , regardons ses traits !! Ils apparaissent crispés et son regard de coin semble presque apeuré ou malheureux. Est-ce que Georg se sent coincé dans sa fonction ? Est-ce qu’il a des rêves secrets qu’il regrette de ne pas pouvoir vivre ? On ne sait pas bien sûr. Mais en tout cas, à voir son visage, à le voir ainsi presque prisonnier de sa fonction, on ne peut s’empêcher d’y penser. Et du coup, on se dit en effet que la formule « pas de joie sans prix » peut aussi s’appliquer à Georg, et que son environnement luxueux se paye peut être par des renoncements.
Et puis, les choses sont fragiles : regardons ce cristal de Murano par exemple, si fin. Il est au bord de la table à gauche et, à le voir aussi près de la lourde étoffe du manteau, on craint de le voir tomber au moindre mouvement du marchand. Et en plus, comme souvent dans la peinture nordique, il y a un second degré d’interprétation, car certains éléments de la composition possèdent une valeur symbolique. De même que la fragilité du vase qui, s’il tombe, se brise, la montre et l’horloge rappellent le caractère éphémère de la vie. Il s’agit d’une nature morte surnommée « Vanité », un thème très apprécié dans la peinture nordique.
Le vase ne contient pas un luxueux bouquet de roses, mais de simples plantes sauvages : romarin, œillet et un crucifère jaune. Ces plantes font symboliquement référence aux qualités et vertus de Gisze : amour, fidélité, pureté et modestie. La balance à l’arrière-plan gauche fait également référence à la justice et donc à l’honnêteté du marchand. Pour finir, revenons sur l’œillet se trouvant dans le vase. Au moyen âge cette plante était synonyme d’amour et de fidélité conjugale. Il est donc possible de supposer que le tableau fut commandé par Gisze au moment de ses fiançailles avec sa future épouse Christine. 
Et maintenant, une remarque encore sur ce travail: le niveau de détail atteint est proprement incroyable. Il suffira d’un exemple pour l’établir: regardez à nouveau la bouteille de cristal. Sur son ventre se reflète la croix d’une fenêtre. Vous la voyez?? Oui!! Bien!! Avec cela, on devine que la lumière qui éclaire cette scène vient d’en haut à droite du spectateur présent dans la pièce. 
Donc Holbein, c’est tout cela : un sens du détail énorme, une aisance dans l’utilisation des symboles et dans la mise en situation du personnage ; avec pour finir cette capacité à suggérer une deuxième lecture derrière une première de façade. La deuxième, plus énigmatique, laisse planer un parfum de mystère sur l’œuvre.
En tout cas, avec ce tableau, Holbein prouve sa parfaite maîtrise du portrait et il deviendra le portraitiste attitré du roi d’Angleterre Henri 8 et aujourd’hui les collections royales britanniques renferment le plus important fond de tableaux d’Holbein.

28/ CAROUX : TABLE d' ORIENTATION, TOURBIERE ...

 

Hans Holbein le jeune, par laurentsaintgermain

28/ CAROUX : TABLE d' ORIENTATION, TOURBIERE ...

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Publié le par laurent
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Street art, par laurentsaintgermain

#streetart jd:

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Publié le par laurent
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Dessin et peinture - vidéo 1730 : Comment reproduire à la peinture à l'huile "Amandier en fleurs" de Vincent Van Gogh.

 

Vincent van Gogh, par laurentsaintgermain

L'influence de l'art et de l'estampe Japonaise.

Si le japonisme toucha donc une grande partie des peintres membres de la mouvance de l’impressionnisme, il demeure que l’artiste néerlandais fut parmi les plus influencés par cette tendance étonnante, et sa toile Amandier en fleurs en est un des exemples les plus éloquents. Amoureux des couleurs chamarrées, Van Gogh n’aimait rien de plus que peindre des fleurs, et rendre hommage à leurs corolles diaprées et d’une grande fragilité. En choisissant l’amandier, l’artiste rompt cependant avec son goût pour le bariolé, et met l’accent sur une toute nouvelle idée de pureté et de fraîcheur, afin de symboliser au mieux le miracle de la vie nouvelle, à l’occasion de la naissance de son filleul Vincent Willem. Pour le peintre hollandais, les amandiers sont les parfaits parangons du prodige de la vie, étant donné que cet arbre est capable de fleurir en hiver dans certaines zones de Provence, et annonce le printemps : un symbole idéal donc pour célébrer l’arrivée d’un nouveau membre de la famille Van Gogh. En plus de rendre hommage à cette bonne nouvelle, l’artiste produit sans véritablement le savoir une œuvre surprenante et définitivement originale pour l’époque, autant par le choix du sujet que par l’angle choisi afin de le représenter. Seules des branches nimbées de blanc sont dépeintes, le tronc est absent, donnant le sentiment que cette ramure flotte dans l’air (une allusion évidente à l’ukiyo-e), et Vincent van Gogh laisse le sentiment de s’être allongé sous l’amandier afin de rendre cet angle surprenant, où seul le ciel immaculé vient orner d’un fond uni ces petites fleurs opalescentes. Peut-on dans le même temps y lire un espoir de renaissance pour sa propre personne, lorsque l’on sait que l’artiste était à cette époque particulièrement tourmenté par des crises de démence, qui l’amenèrent à demander son internement à Saint-Rémy de Provence ?

Toute l’admiration de Van Gogh pour le japonisme se retrouve retranscrite dans cette toile, où il borde les branchages de noir pour marquer leurs aspects noueux, ou dans les pétales éclatants des fleurs que l’on devine prêtes à se décrocher à la moindre brise. L’artiste s’émerveillait de la dextérité des maîtres de l’estampe nippone, et écrivit d’ailleurs à son frère une lettre à ce sujet, dans laquelle il ne tarit pas d’éloges : « Leur travail est aussi simple que de respirer et ils font une figure en quelques traits sûrs avec la même aisance, comme si c’était aussi simple que de boutonner son gilet ». Dans la droite lignée de ces créateurs japonais, le peintre hollandais commença à utiliser dans ses toiles des couleurs pures, non mélangées, afin de rendre les teintes vives présentes sur les estampes. De même, il opéra un surprenant retour au trait, pratique abandonnée par la tradition impressionniste, afin de donner davantage de vigueur et une sensation de mouvement à ses motifs, comme on peut le voir dans sa toile Les iris peinte en mai 1889, un an avant sa mort.

L’Amandier en fleurs de Vincent van Gogh est donc une œuvre emblématique de l’artiste, parfaite représentation de l’absorption dont était capable le peintre de ses diverses influences, afin de produire des tableaux uniques et harmonieux. Courbes, torsades, vivacité des formes demeurent cependant des constantes de son art, qui savent parfaitement se mêler à des styles venus de l’autre bout du monde.

 

 

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Dans la fenêtre ci-dessous, consacrée à Diego Vélasquez.  Cliquer sur l'image centrale pour accéder à l'explication détaillée  de la peinture.

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Diego Vélasquez, par laurentsaintgermain

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Jean Fouquet, par laurentsaintgermain

Vers 1450, la guerre de Cent ans s’achève mais le royaume de France reste divisé. Les combats, la peste et la famine ont fait disparaître près de la moitié de la population. Le roi Charles VII et sa cour se sont installés à Tours. Au cœur de la cité, le célèbre peintre Jean Fouquet réalise une miniature intitulée Le martyre de sainte Apolline. Une œuvre peinte avec délicatesse dans un livre de prières destiné à un riche commanditaire. L’artiste s’est inspiré d’un des récits de La légende dorée de Jacques de Voragine, qui décrit les tortures endurées par les premiers chrétiens sous l’Empire romain. Sous le pinceau du peintre, les bourreaux arrachent les dents de sainte Apolline, ligotée sur un lit de supplice pour l’obliger à abjurer sa foi. Une foule indisciplinée se presse sur des gradins pour assister au spectacle comme s’il s’agissait d’un mystère (genre théâtral qui mettait en scène à l'époque les sujets religieux). Fouquet nous invite à ce déploiement de douleur et de violence issu de l’imaginaire médiéval. Mais en choisissant le filtre de la mise en scène théâtrale, il impose une mise à distance qui annonce la Renaissance.

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