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Le blog de lapalettedecouleurs.over-blog.com

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Des milliers de vidéos pour vous aider à comprendre le dessin et la peinture (aquarelle, huile, acrylique), mais aussi l'écologie des cours d'eau, la lecture en écoutant de la musique relaxante

oeuvre expliquee

Publié le par laurent
Publié dans : #oeuvre expliquée, #peintres

Jean Fouquet, par laurentsaintgermain

Vers 1450, la guerre de Cent ans s’achève mais le royaume de France reste divisé. Les combats, la peste et la famine ont fait disparaître près de la moitié de la population. Le roi Charles VII et sa cour se sont installés à Tours. Au cœur de la cité, le célèbre peintre Jean Fouquet réalise une miniature intitulée Le martyre de sainte Apolline. Une œuvre peinte avec délicatesse dans un livre de prières destiné à un riche commanditaire. L’artiste s’est inspiré d’un des récits de La légende dorée de Jacques de Voragine, qui décrit les tortures endurées par les premiers chrétiens sous l’Empire romain. Sous le pinceau du peintre, les bourreaux arrachent les dents de sainte Apolline, ligotée sur un lit de supplice pour l’obliger à abjurer sa foi. Une foule indisciplinée se presse sur des gradins pour assister au spectacle comme s’il s’agissait d’un mystère (genre théâtral qui mettait en scène à l'époque les sujets religieux). Fouquet nous invite à ce déploiement de douleur et de violence issu de l’imaginaire médiéval. Mais en choisissant le filtre de la mise en scène théâtrale, il impose une mise à distance qui annonce la Renaissance.

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Publié le par laurent
Publié dans : #peintres, #oeuvre expliquée

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106/ POEME 16 : Je Veux Te Dire ...  

106/ POEME 16 : Je Veux Te Dire ...

 

 

Regardons le tableau La Liseuse de Jean-Honoré Fragonard (1732-1806) qui fait partie de la série de portraits dits de “fantaisie”, peints vers 1770. En effet, Fragonard a peint plusieurs jeunes filles surprises en train de lire dans des moments d’intimité et de solitude. Il s’agit d’une composition pyramidale dont l’axe de symétrie se situe au centre de la toile, coïncidant avec la tête de la jeune fille. Le point de tension se place entre l’œil de la jeune fille et le petit livre en construisant un triangle de signification plastique. Dans le premier plan du tableau est dressé le portrait de profil d’une jeune fille, surprise dans l’intimité de sa lecture. Plusieurs détails du tableau (la concentration, l’isolement, la position de lecture) contribuent à créer une atmosphère de sérénité autour de cette liseuse totalement recourbée, concentrée et absorbée par la lecture d’un livre. Les yeux sont baissés et la tête de la liseuse est légèrement inclinée vers le bas, au niveau de la poitrine se trouve un petit livre ouvert dans la main droite. Ce petit livre blanc, dont la couverture est rouge, surgit sur un fond sombre, ce qui contribue à créer un contraste dans la composition, attirant ainsi le regard du spectateur. Le spectateur ressent la sérénité qui se dégage de la toile et, en particulier, de cette liseuse élégante et gracieuse, soigneusement coiffée et habillée d’une belle robe jaune flamboyante. La coiffure de cette jolie liseuse se caractérise par des cheveux relevés, assez simplement, en chignon que couronne un beau noeud, d’où paraît s’échapper une petite mèche, à peine visible, qui passe près de l’oreille. Les cheveux relevés permettent au spectateur de pouvoir observer librement les traits fins et décontractés de son visage et, bien sûr, la concentration de cette jeune fille sur son livre ainsi que le plaisir évident qu’elle prend à sa lecture. Ce plaisir se manifeste d’ailleurs par l’esquisse d’un sourire discret. Le spectateur peut s’interroger sur la nature et le contenu de ce livre, apparemment illuminé par la lumière, peut-être, d’une fenêtre auprès de laquelle cette jeune fille est en train de lire, confortablement installée dans son fauteuil avec ses oreillers. Essentielle à la lecture et à la peinture, cette lumière de La Liseuse peut aussi être interprétée comme une intériorisation, une jouissance de la lecture qui illumine celui ou celle qui lit par sa connaissance et sa sagesse. Sur le plan socioculturel, il faut aussi souligner que cette liseuse s’attache à lire un livre qui, de part sa dimension, pourrait être un livre de poche, traitant des sujets de l’intimité. Ce genre de récits fut d’ailleurs en vogue au XVIIIe siècle, révélant l’épanouissement d’une littérature conçue pour les femmes. Cet aspect est significatif dans la mesure où, avant Fragonard, les toiles des femmes liseuses (d’une position sociale élevée) se rattachaient surtout à une thématique religieuse. La grâce qui émane de ce portrait se manifeste aussi par la position de lecture choisie, la jeune fille est assise, la main gauche est posée sur l’accoudoir du fauteuil. La palette utilisée se compose de couleurs juxtaposées à la tonalité chaude comme le jaune flamboyant de la robe qui contraste avec les tonalités froides du fond sombre (le brun du fauteuil et du mur). Ce contraste, entre le fond sombre et la vitalité frappante du jaune de la robe, permet de mettre aussi en relief le drapé commun aux autres tableaux. Le titre de ce tableau La Liseuse, où la représentation de la lecture et du lecteur est frappante, renforce l’acte de lecture pratiqué mettant en relief “celle qui aime lire”, par conséquent, celle qui est systématiquement en train de lire, donc plongée dans sa lecture; tout en soulignant la présence de la jeune fille. Le titre s’ajuste parfaitement au tableau dont il conjugue les deux principaux éléments: la lecture et la lectrice, ou plutôt, la liseuse dans la mesure où celle-ci se caractérise justement comme “une personne qui aime lire” (Larousse, 2001:604). Le titre du tableau choisi identifie, indique et désigne donc au spectateur le sujet, l’aidant à suivre un trajet pictural et à se centrer sur son élément essentiel “la jeune fille”, insistant sur son goût pour la lecture. C’est précisément cette scène de lecture représentée que commente aussi le titre du tableau. Il s’agit d’un renouvellement d’attitudes que Fragonard met en scène comme témoin critique de l’évolution de son époque: la jeune fille incarne une nouvelle liberté d’esprit parce qu’elle n’est plus censée lire seulement des œuvres religieuses, pour la première, elle choisit le type de lecture qu’elle aime.  

106/ POEME 16 : Je Veux Te Dire ...

 

Le Rococo, par laurentsaintgermain

 

106/ POEME 16 : Je Veux Te Dire ...

106/ POEME 16 : Je Veux Te Dire ...

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Publié le par laurent
Publié dans : #peintres, #oeuvre expliquée

C’est à Anvers, en 1514, que Quentin Metsys met la touche finale au Peseur d’or et sa femme, une scène de genre dépeignant l’intimité d’un comptoir de change. En ce début de XVIe siècle, la cité flamande jouit du statut de capitale économique, politique, artistique et intellectuelle du nord de l’Europe. Une domination illustrée par de nombreux détails de la toile. Le tas de devises étrangères, qu’ausculte l’homme, renvoie ainsi au dynamisme du port d’Anvers, devenu une plaque tournante commerciale, dans le sillage de la découverte du Nouveau Monde. Le beffroi de la cathédrale, reflété dans le miroir convexe, abrite quant à lui un espace d’exposition, au centre d’un marché de l’art en plein essor. Illustre représentant de la peinture flamande, Van Eyck s’invite dans le tableau à travers la désuétude des costumes. Pourtant, derrière le réalisme de la scène, certains éléments semblent indiquer une allégorie biblique. Influencé par l’humanisme d’Érasme, qu’il a immortalisé à plusieurs reprises, Metsys prônerait ici la nécessité d’un capitalisme moral, guidé par des valeurs spirituelles. Déambulations picturales La toile se dépeuple avant d’accueillir de nouveau les objets et personnages qui la composent ; des jeux d’ombre et de transparence soulignent les détails cachés ; des fragments s’animent pour accentuer les mouvements esquissés par le pinceau ; la caméra s’échappe du cadre pour explorer l’environnement qui l’entoure... Grâce aux techniques de l’animation numérique, chaque épisode passe à la loupe un tableau de maître, déambulant littéralement à l’intérieur de l’œuvre, à la recherche de perspectives inédites. Au-delà de l’analyse graphique, la collection, racontée par Clémentine Célarié, voyage derrière la surface de la toile pour saisir le contexte de sa création et capter l’esprit de son époque, retranscrits à l’aide d’une abondante matière iconographique – cartes, gravures, photographies... Du Martyre de sainte Apolline (vers 1450) de Jean Fouquet à La vie mélangée (1907) de Vassily Kandinsky, les peintures prennent vie pour nous raconter guerres, révolutions, mutations économiques, découvertes scientifiques, croyances et courants idéologiques.

 

Quentin Metsys, par laurentsaintgermain 


Quentin Massys le preteur et sa femme par ahfir60

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Publié le par laurent
Publié dans : #oeuvre expliquée, #peintres

 

 

 

TECHNIQUE POUR DESSINER UN PORTRAIT CONTRASTÉ D’APRÈS VELÁZQUEZ (partie 2)

Après avoir travaillé les différentes étapes de l’esquisse dans la première partie de ce tutoriel, nous allons maintenant lui donner vie. Il n’y a pas vraiment de recette pour dessiner un portrait contrasté mais quelques règles à comprendre. Tout passe encore une fois par l’observation, pour trouver le juste équilibre entre les zones d’ombre et de lumière. C’est une étape importante qui donnera une dimension particulière à votre dessin.

1/ Tutoriel vidéo pour dessiner un portrait contrasté en clair obscur

2/Bien déterminer les valeurs pour bien contraster votre dessin

En observant globalement ce tableau, deux choses doivent nous frapper en tant que spectateur :

 

observer les zones de contraste pour dessiner un portrait classique

  • la lumière balaie l’image de gauche à droite et d’avant en arrière.
  • la construction de ce tableau s’articule autour de deux zones qui séparent l’image verticalement (à peu près au centre).

L’une importante à droite qui plonge le visage et l’épaule du modèle dans l’ombre. Et une autre à gauche, plus lumineuse.

Dans ce portrait, il y a plusieurs sources de lumière. Les zones de contrastes sur le bras en premier plan nous indiquent bien leurs emplacements.

comprendre les différentes sources de lumière pour bien dessiner un portrait contrasté

Il y a d’abord une zone de lumière venant de droite et légèrement en plongée, tapant sur la partie gauche du bras (biceps)

L’autre vient de la gauche et éclaire l’avant-bras jusqu’à la cassure du poignet. La position de la main vers le second plan fait qu’elle est moins éclairée.

Si l’on observe la bordure en dentelle de la robe, allant du dos à gauche jusqu’au décolleté à droite, on voit bien l’intensité lumineuse qui parcourt le sujet.

observer la lumière dans un portrait pour faire un dessin contrasté

D’ailleurs, le peintre semble avoir volontairement exagéré la lumière à cet endroit-là. Ce détail accentue l’impact graphique et donne encore plus de dynamisme au tableau.

Notez également la maîtrise du peintre qui réussi à rendre la lumière au bout des doigts (main droite) en 3 touches subtiles.

observer la technique de Diego velasquez, pour dessiner un portrait contrasté

C’est ce type de détail qui différenciait, à l’époque, un peintre à la technique parfaite d’un génie comme Velázquez.

Derniers conseils : soyez toujours progressif en noircissant. L’important est de toujours respecter l’équilibre global entre les différents contrastes, en travaillant les zones de transition entre les clairs obscurs (valeurs de gris). C’est ce travail qui donnera du volume et de la présence à votre personnage.

Pour faire ce dessin, je me suis limité à 3 crayons ( HB, 2B, 4B ) pour ne pas me perdre dans mes nuances.

Voilà pour ce sujet classique. J’ai essayé d’être le plus rigoureux possible dans mes explications et ma démonstration pour rendre ce cours de dessin accessible au plus grand nombre. Dans la plupart des disciplines, observer les maîtres comme Velázquez est l’un des meilleurs exercices qui soit.

Bon dessin à tous;)

Léo.

 http://dessin-creation.com/technique-pour-dessiner-un-portrait-contraste-dapres-velazquez-partie-2/

dessin-et-peinture-video-1484-dessiner-un-portrait-classique-d-apres Diégo Vélasquez 1

 

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Publié le par laurent
Publié dans : #oeuvre expliquée, #peintres

 

 

 

Diego Vélasquez, par laurentsaintgermain

 

COURS DE DESSIN CLASSIQUE : DESSINER UN PORTRAIT D’APRÈS DIEGO VELAZQUEZ (partie 1)

Ce tutoriel vidéo est une façon de rendre un hommage (modeste) à l’œuvre monumentale de Diego Velázquez, tout en essayant de saisir l’esprit et l’équilibre de l’un de ses sujets. La première partie de ce cours de dessin classique est consacrée à la réalisation de l’esquisse pour, par la suite, dessiner un portrait contrasté et sensible en partant sur de bonnes bases.

Il faut d’abord se mettre dans la peau du créateur, essayer de comprendre les points clés de sa réalisation. En gros, par où est-il passé ? Dans notre cas, comme il s’agit d’une peinture, il a sûrement réalisé plusieurs études préparatoires.

Voici le modèle :

Modèle pour dessiner-un-portrait-classique d'après une peinture de Diego Velazquez

Sibila con tábula rasa – Huile sur toile – 64 × 58 cm- Diego Velázquez

1/ Tutoriel en vidéo pour vous aider à dessiner un portrait structuré :

2/ Les étapes pour analyser et saisir la position du modèle

Il s’agit d’un profil et la tête du modèle est légèrement relevée et inclinée vers l’arrière-plan (épaule droite). Son regard est pointé sur le bout du doigt comme si le modèle lisait. Le bras en premier plan suit donc logiquement la direction de la tête.

L’articulation et la position du bras représentent une autre difficulté de ce sujet. Pour saisir cette pose, le plus simple est de repérer l’emplacement de chaque partie du bras et des articulations les unes par rapport aux autres.

Pour résumer :

– Bien observer et déterminer la perspective des épaules et du buste.

Technique pour dessiner le buste d'après une peinture de Diego Velázquez

C’est cet axe fondamental qui détermine la position globale du corps de notre modèle.

– Saisir le placement de la tête et du regard en s’aidant de l’inclinaison et de la position du cou du modèle.

Cours de dessin pour apprendre à dessiner un portrait classique d'après une oeuvre de Velazquez

Voici en orange la direction du regard, en rouge la position de la tête en perspective et en bleu la dynamique du cou. Les flèches bleu clair montrent que la main et la tête du modèle vont dans la même direction.

– Enfin, bien observer et comprendre la position du bras en premier plan, un élément important de la signification de ce tableau.

Technique de dessin pour dessiner le bras et pour réaliser un portrait classique

Les axes principaux sont en bleu, la schématisation du bras en perspective est en rouge.

Voilà pour la première partie de ce cours de dessin classique. La seconde sera consacrée au travail des ombres et des valeurs. Je vous montrerai la technique pour bien contraster et finaliser votre dessin.

Bon dessin à tous;)

http://dessin-creation.com/cours-de-dessin-classique-dessiner-un-portrait-diego-velazquez/

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Publié le par laurent
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Comprendre "Le Coq" de Marc Chagall par MuseeBeauxArtsLyon

Marc Chagall, par laurentsaintgermain

Le coq : Il peut être perçu comme un souvenir de l’enfance du peintre : « Je me suis servi des vaches, des filles de ferme, de coqs et de l’architecture de la province russe comme de sources formelles, parce qu’ils font partie de l’environnement dans lequel j’ai grandi et qui a sans doute laissé une empreinte plus profonde dans la mémoire visuelle que j’ai gardée de mes expériences » (Marc Chagall). Le critique Franz Meyer met la présence du coq en relation avec les Kapparot (cérémonie de purification qui a lieu la veille de Yom Kippour, et durant laquelle on procède au sacrifice rituel d’un coq), l’animal évoquant dès lors la repentance et la demande de grâce à Dieu. Chez Chagall, le coq peut enfin exprimer l’espoir. Il peut être intéressant de noter – même si l’on ignore si Chagall avait connaissance de ces significations –, que ce sens se retrouve conjointement dans l’iconographie chrétienne et la tradition folklorique russe. Le chant du coq est associé chez les chrétiens à l’attente du Dernier Jour tandis que le folklore russe voit dans cet animal le symbole de la victoire du bien sur le mal.

 

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Publié le par laurent
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Le personnage se nomme l'oublié car mise à part l'ambulance que l'on peut voir au loin , c'est la seule forme de vie humaine présente sur le tableau. C'est un soldat de l'armée de Napoléon qui a été oublié par ses camarades soldats. Il est seul dans le froid et son seul moyen de s'en sortir est d'utiliser la trompette que l'on voit en bas à gauche.Heureusement pour lui il va réussir a s'en sortir. 

 

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Dessin et peinture - vidéo 1451: Reproduction d'un tableau de Van Gogh "" 1888 - Huile sur toile.

 

Cette oeuvre intitulée" la plaine de la crau avec la ruine de Montmajour" est réalisée en 1888 par le peintre impressionniste Vincent van Gogh.

Cette ruine située tout près d'Arles, au pied des Alpilles, dans le département des bouches du Rhône, en France est connue sous le nom de l'abbaye de Montmajour

 

 

Vincent van Gogh, par laurentsaintgermain

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Publié le par laurent
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Publié le par laurent
Publié dans : #oeuvre expliquée

 

Cette femme énigmatique peinte par Eugène Delacroix en 1845 vient-elle de tomber en pâmoison ou est-elle déjà morte ? Observons de plus près son visage avec l'historienne d'art Dominique de Font-Réaulx.

Remarquée par le poète-critique d’art Charles Baudelaire lors de sa présentation au Salon de 1845, La Madeleine dans le désert est une des pièces maîtresses des collections du musée. De toutes les œuvres d’inspiration religieuse de Delacroix, celle-ci est assurément l’une des plus exceptionnelles, tant par sa composition que par le mystère qui émane de cette femme à la chevelure lourde et somptueuse. Elle figura parmi les œuvres choisies par Delacroix pour être présentée à l’Exposition universelle de 1855.

 
Une œuvre insolite et unique

Depuis son exposition au Salon de 1845 (n°435), ce tableau n’a guère laissé indifférent ; œuvre insolite, unique à dire vrai dans la production religieuse de Delacroix par l’intensité émotionnelle qui émane du personnage au regard et au sourire énigmatiques, lumineuse apparition aux tonalités rubéniennes sur un fond de paysage sombre et austère. 

Si Delacroix avait peint, probablement peu avant 1845, une Madeleine en prière (collection Oskar Reinhart, Winterthur) qui semble plus conforme stylistiquement à ses autres œuvres d’inspiration religieuse, il ne fait aucun doute qu’il attachait beaucoup d’importance à cette Madeleine, puisqu’il tint à l’inclure dans la brillante sélection de ses œuvres présentées à l’Exposition Universelle de 1855. 
 

La critique

Cette oeuvre énigmatique suscita de nombreux commentaires, tant critiques qu’élogieux. Retenons celui, si perspicace, de Baudelaire fasciné par "cette fameuse tête de la Madeleine renversée, au sourire bizarre et mystérieux, et si surnaturellement belle qu’on ne sait si elle est auréolée par la mort, ou embellie par les pâmoisons de l’amour divin." (" Curiosités esthétiques ", IV, Exposition universelle 1855 », p.238). 
 

Brève histoire de la Madeleine

D’après Achille Piron (1865), Delacroix aurait vendu la Madeleine dans le désert en 1854, malheureusement le nom de l’acquéreur n’est pas connu. En 1885, lorsque l’œuvre est exposée à l’École des Beaux-Arts, le livret indique qu’elle est prêtée par Daniel Iffla, dit Osiris (1896-1904), qui acheta le domaine de Malmaison en 1896. 


 
Eugène Delacroix, par laurentsaintgermain

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