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Le blog de lapalettedecouleurs.over-blog.com

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Des milliers de vidéos pour vous aider à comprendre le dessin et la peinture (aquarelle, huile, acrylique), mais aussi l'écologie des cours d'eau, la lecture en écoutant de la musique relaxante

oeuvre expliquee

Publié le par laurent
Publié dans : #peintres, #oeuvre expliquée
  En mai 1890, juste avant d'être libéré de l'asile en Saint-Rémy, Van Gogh écrira à son frère Théo qu'il réalisait deux toiles représentant de grandes branches d'iris bleus et violets .. 
 
Van Gogh travaillait beaucoup ses couleurs, comme on peut le lire dans ses "Lettres à Théo".

     Ces couleurs étant très rompues, résultent bien entendu de mélanges de couleurs pures et ce sont ces mélanges qui symbolisent le mieux la palette, dans un but purement didactique
 
Lire cet article qui explique pourquoi le jaune de chrome, des tableaux peints à cette époque, s'altère avec le temps et devient marron en perdant son éclat initial.

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Publié le par laurent
Publié dans : #peintres, #oeuvre expliquée
 La peinture de Vincent Van Gogh "La nuit étoilée" est l'une des rares peintures visionnaires d'inspiration religieuse qui symbolise la puissance de l'imagination humaine. Elle est caractéristique du peintre par sa représentation d'un ciel nocturne transfiguré. Vincent en avait déjà donné en Arles une version plus sobrement lyrique, bien que poussé par le désir qui le hantait d'exprimer son aspiration vers l'infini de la nature; dans cette interprétation, à l'enchantement des minuscules étoiles, il ajoutait les lumières de la ville, réfléchies dans l'eau, et deux amoureux au premier plan.
         
Quant à Saint Rémy, il revient  à son thème après une période de crise et d'hallucinations religieuses, la pression des sentiments, avec ses tendances et son contenu caché, force les limites du monde visible et détermine les projections fantastiques, le grand tourbillon de la nébuleuse spirale, les onze étoiles magnifiées et l'incroyable lune orange, avec la lumière entre ses cornes - souvenir confus, peut-être, d'une éclipse ( il citait Victor Hugo: " Dieu est un phare en eclipse.") ou tentative d'unir le soleil et la lune en une seule figure, les cyprès énormes, dressés comme des flammes, contre partie terrestre, sombre et verticale du dragon nébuleux, peuvent être aussi là une invention transportée d'autres paysages, comme un vague symbole de l'effort humain. L'ensemble doit sa spontanéité et sa puissance au flot impulsif et torrentiel des coups de pinceau, libération de la sensibilité par de grandes voies. Chaque objet et chaque région a sa propre direction et son rythme, qui contribuent à la mobilité du vaste ensemble. Van Gogh ne s'abandonne pas passivement à son exaltante vision; il est capable de se détacher en tant qu'artiste pour chercher une articulation et une composition qui augmente la charge émotionnelle en opposant a ses effets immédiats d'autres éléments de contraste. Ainsi la ville au premier plan, alors que la courbe règne au dessus, est rendue par des traits courts, distincts, horizontaux. Ces lignes droites angulaires qui contrastent avec les courbes aériennes du ciel, représentent une correction par rapport à la première étude où les maisons, elles aussi, frissonnaient comme le reste de l'espace, en formes onduleuses. Les petites lumières jaunes des maisons sont géométriques, carrées ou rectangulaires, en opposition avec le cyclone d'étoiles. Le fin clocher de l'église - sa flèche perçant l'horizon comme la pointe du cyprès perce la nébuleuse - est un autre repentir, remplaçant une série de cyprès surabondants qui faisaient échos à la passion des arbres dominants. 

 nous allons essayer de donner une technique qui est écrit ce modèle, le dynamisme inhérent de ce travail, le rythme, la course pastoznost. Nous allons essayer de transmettre l'ambiance et l'énergie de l'image.

 

 La vidéo précédente est un essai de copiste, à partir de la palette et du dessin proposés,                                 

 

starry_night

palette-video-906.jpg

             peut-Stary-night1                    

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Publié le par laurent
Publié dans : #peintres, #oeuvre expliquée
 

Fils aîné d’une modeste famille de paysans, Jean-François Millet, peintre, pastelliste, graveur et dessinateur normand, est né le 4 octobre 1814 au hameau de Gruchy situé sur la commune de Gréville-Hague, dans le département de la Manche.

Berger dès son enfance, tout en s’adonnant aux travaux de la terre, il s’instruit et découvre, grâce à son oncle, les grands auteurs classiques tels Homère et Virgile mais aussi Montaigne, Shakespeare, Milton, Chateaubriand et Victor Hugo. En 1833, passionné par le dessin, Jean-François Millet quitte la ferme familiale pour rejoindre l’atelier cherbourgeois de Paul Dumouchel et de Lucien Théophile Ange Sosthène Langlois de Chèvreville où il s’initie à la peinture jusqu’en 1837. Muni d’une bourse offerte par la municipalité de Cherbourg, il rejoint l’école des beaux-arts de Paris où il devient l’élève de Delaroche.

   
Fondateur avec Gustave Courbet du courant réaliste, Jean-François Millet n'a pas exclu de son oeuvre toute transcendance, contrairement à Courbet auquel on reprocha notamment son "Enterrement à Ornans". Eduqué - ou plutôt éclairé - par un oncle prêtre, Millet partagea la condition des paysans et leurs croyances. L'Angélus est l'oeuvre emblématique qui dépeint avec réalisme le quotidien de paysans mais ne rejette pas l'idée d'un Au-Delà. Cette huile sur toile peut aujourd’hui être admirée au Musée d’Orsay (Paris). Ne vous attendez pas cependant à une œuvre immense, ses dimensions sont toutes riquiqui: à peine 55 sur 66 centimètres.
 
La vision de S. Dali sur le chef d'oeuvre de Jean-François Millet.
  


Dali, L'Angélus de Millet vu par Dali - du 21... par centrepompidou

 

 

Ce que disait Vincent van Gogh à son frère Théo en 1884, au sujet de Millet:" Après avoir lu dans Mes haines l'apologie de Manet par Zola : «Pour moi ce n'est pas Manet, c'est Millet le peintre essentiellement moderne qui a ouvert des horizons à bien d'autres».
Puis plus tard : «Le personnage du paysan et de l'artisan a commencé plutôt comme un "genre" mais actuellement, avec Millet en tête, ce maître éternel, c'est le coeur même de l'art moderne et cela le restera».

 

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Publié le par laurent
Publié dans : #peintres, #oeuvre expliquée
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 File:Gustav Klimt 016.jpg    
 
Gustav Klimt (1862-1918).

Peintre et graphiste autrichien c’est le principal représentant de l’Art Nouveau ou Jugendstil.
Né à Baumgarten (près de Vienne) il est le fils aîné d’un orfèvre ciseleur tandis que sa mère poursuit une carrière lyrique,il entre à l’école des Arts Appliqué de Vienne où il devient l’élève de Ferdinand Laufberger maître et chef de file du style décoratif viennois.
Tout comme lui, l'un de ses frères devient peintre.
Ses premières œuvres sont d’influences néo-classiques dans une forme assez académique. Il s’inspire surtout de Hans Makart. 
En 1883 il ouvre avec son frère Ernst et le peintre Franz Matsch un atelier de décoration murale. Il y réalise des fresques et des rideaux de théâtres au goût très marqué pour le détail naturaliste. Il réalise aussi des fresques théâtrales. Klimt gardera toute sa vie ce goût pour 
les oeuvres de grandes tailles, presque monumentales. Après le décès de son frère et de son père, ce qui le plonge dans une crise profonde, alors même que son travail connaît un grand succès et que la reconnaissance est au rendez vous avec de nombreuses récompenses.
Mais Klimt demeure insatisfait, trouvant que son art demeure trop proche d'une expression stylisée, qu'il considère comme surfaite, héritée d'un temps qui n'est plus ou qui ne sera plus…
A partir de 1897, il entre dans une période extraordinairement créatrice qui le verra réaliser plus de 4000 dessins en moins de cinq ans. Ses thèmes sont alors l'érotisme, l'amour et la représentation du corps humain dans toute sa fragilité.
Il s’éloigne peu à peu de la tradition académique et fonde en 1887 la Sécession viennoise avec, entre autre, les peintres Joseph Maria Olbrich et Joseph Hoffmann. 
Cette même année 1897, il rencontre Emilie Flöge, qui demeurera sa compagne jusqu'à la fin de sa vie et dont il ne réalise que deux portraits.
Il peint en 1898 le célèbre tableau Pallas Athénée qui marque en quelque sorte cette émancipation de Gustav Klimt par rapport à l'art officiel. Sous un mode ironique, il détourne la représentation traditionnelle du sujet en montrant sous le visage de la déesse aux traits d'une femme fatale, une gorgone qui tire la langue. Cette toile fût l'objet de l'affiche de la première exposition de la "Sécession" en 1898.
A l'aube du XXe siècle, il commence à exposer partout en Europe et à y trouver une reconnaissance que l'Autriche ne lui accorde plus.
Les œuvres sont orientées contre l’historicisme et l’art officiel. La Sécession prône une renaissance des arts contre l'ordre moral.
Les tableaux de cette période sont symbolistes et souvent fortement teintés d’érotisme. Ils sont mal accueillis par la critique. Le cycle symbolique du plafond de l'université de Vienne, La Philosophie, La Médecine et La Jurisprudence (1903), toiles détruites en 1945, provoquent une polémique par la crudité de leur érotisme et l’asymétrie de leur composition. 
Ces années 1902-1903 constituent un tournant dans l'oeuvre de Klimt, et une période d'intense créativité.
Il entame la réalisation de son Cycle d'Or avec les Serpents d'Eau, le Portrait d'Adèle Bloch-Bauer, et Danaé.
Les corps sont raffinés et maniérés, ils forment un contraste singulier avec les motifs précieux et scintillants en mosaïque qui couvrent la toile et dont ils semblent surgir.
 
Une autre analyse:
 
 
   

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Publié le par laurent
Publié dans : #Peinture acrylique, #oeuvre expliquée

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Publié le par laurent
Publié dans : #Peinture acrylique, #oeuvre expliquée
Ce tableau marque un véritable tournant dans la carrière de Claude Monet. Il est en effet la première oeuvre à se détacher de l'esprit académique dont sont empreints les premiers tableaux du peintre. Içi, primauté à la couleur, au plein air, touches plus libres, spontanées et enlevées: voici les composantes principales d'une technique qui se doit de révéler avant tout un sentiment par la gestuelle et la couleur.
Le premier tableau de 1873, il y en aura 3, est l'un des plus spontanés parmi les portraits de plein air peints une dizaine d'années avant la réalisation des 2 autres "femme à l'ombrelle" de 1886. Comme surprise au cours d'une promenade, la figurante, peut-être Camille Monet, se retourne vivement. Plus loin, derrière les herbes frissonnantes, un gamin aux yeux en vrille, Jean le fils, regarde vers le spectateur. D'une manière dramatique mais ambiguë, mère et fils sont vus d'en dessous, découpés nettement sur le ciel. 
   
   
     
                         Femme à l'ombrelle - 1886
 
C'est peut-être, Suzanne Hoschédé, la fille de sa seconde épouse, qui pose pour Monet dans ces 2 ultimes versions. La reprise des mêmes couleurs assure une unité entre les éléments, les couleurs plutôt chaudes du sol et celles bleutées du ciel se retrouvent dans la robe de cette femme, qui se fond dans le paysage. La lumière tombe de la droite, découpant subtilement la ligne de la jambe; les nuages se déplacent aussi de droite à gauche; et l'ombrelle, la femme et le voile vivement esquissé montrent le vent latéral et la direction du soleil comme le ferait une girouette.
Le traitement de la couleur et les ombres lumineuses sont aussi légers que les traits, fins comme des plumes. En conservant sa prédominance de soleil, de brise et de mouvement, le champ horizontal s'est mué en un complexe vertical de rythmes d'herbe. Le thème de Monet, c'est l'enchantement et l'évasion vers un jour embaumé d'été. 
Femme à l'ombrelle tournée vers la gauche - 1886  
   
Si l'on tentait une copie de maître de "la femme à l'ombrelle tournée vers la gauche".
 La méthode utilisée serait " alla prima", le sujet serait ébauché avec un crayon sépia, d'un trait à peine marqué. La couleur serait déposée avec spontanéité sur la toile, par petites touches.
Pour le ciel: On utilise, un bleu de cobalt  adouci de blanc de titane, par endroits, sans uniformité dans le mélange, le bleu variant sans cesse du clair au soutenu. Par moment est introduit une note de terre d'ombre naturelle  afin d'accentuer les modulations de lumière. La couleur ainsi "salie" traduit toutes les nuances du ciel d'origine.
Les nuages: sont recouverts, dans un premier temps, d'un blanc de titane généreux qui se détache du reste du ciel. De légères touches croisées de terre de sienne naturelle  vont se fondre sans pour autant se mélanger entièrement, dans ces nuages vaporeux. 
La fusion du ciel bleuté et des nuages va se faire en altérant la couleur de ces derniers en y introduisant des terres de sienne et d'ombre naturelle et en brouillant leurs contours  en ramenant le bleu du ciel sur le nuage. A l'inverse un blanc de titane terni de terre d'ombre va venir moduler, par traces légères, les zones bleues du ciel, pour traduire cet effet capricieux.
L'étole: Comme pour le ciel, le bleu de cobalt et le blanc donnent la tonalité du foulard qui se détache subtilement de ce dernier en utilisant une teinte un peu plus soutenue, légèrement détourée de blanc pour apparaître plus contastée.
La robe: Une lumière dorée obtenue par légers rehauts blanc de titane, ocre-jaune et ocre-rouge  modulent les premières tonalités, raffinant la texture du tissu. Un blanc légèrement ocré empâte la traine du vêtement, pour la partie la plus exposée à la lumière. De longues touches évoquent le mouvement du vent soulevant la robe. De longues touches fines alternées de bleu de cobalt et de blanc de titane ( terni de terre d'ombre naturelle ) suggèrent les plis du tissu. La broche étoilée associe rouge vermillon, ocre-rouge.
     
Le visage à peine suggéré d'une façon très allusive, demeure privé de détails. Seule la carnation est içi évoquée dans un mélange de blanc de titane, d'ocre-jaune, de terre de sienne naturelle et d'ocre rouge. Le travail du modélé du visage se fait par touches de blanc ocré ,  une onde gris-bleu qui entoure le galbe du profil entre en résonnance avec le fond bleuté.
 Les bras: Les mêmes teintes recouvrent le bras posé sur la robe, le hâle étant un peu plus prononcé grâce à une pointe de rouge vermillon. Le bras droit est foncé avec de la terre d'ombre naturelle. 
Chapeau et chevelure: masses foncées composées de terre d'ombre naturelle, de terre de sienne brûlée et de bleu de cobalt  avec des reflets d'un bleu de cobalt flouté de blanc de titane. Le revers du chapeau est éclairci pour absorber la lumière.
L'ombrelle: Le halo clair, autour de la tête de la femme est un mélange d'ocre-jaune et de blanc de titane. On ajoute à ce mélange du vert Armor, léger dans un premier temps, puis plus soutenu, jusqu'au atteindre le vert brut en bordure. Contours supérieurs et baleines sont rehaussées d'une association de vert Armor, de terre de sienne brûlée.
La végétation: Le premier plan herbacé est recouvert d'un mélange uniforme de couleur kaki (vert armor, jaune de cadmium et blanc de titane). Des touches obliques déposées au pinceau fin viendront apporter relief et profondeur à cette partie du tableau
- Pour les herbes dorées ( ocre jaune, rouge vermillon et jaune de cadmium moyen).
- Pour préciser le relief, on ajoute une goutte supplémentaire de rouge vermillon à ce mélange.
- De petites touches légères et rapprochées vont embraser le massif herbeux, à l'aide  de terre de sienne brûlée, ponctué de zones éclaircies:
             - par un gris issu de l'association de blanc de titane, de bleu de cobalt et d'ombre naturelle .
              - et par une note plus fraîche de vert Armor, blanc de titane et ocre jaune pour créer les longues herbes.
- La tâche d'ombre est saturée d'un vert très sombre, ombre portée projetée sur l'herbe, par touches épaisses et volumineuses, composées de vert armor et de terre d'ombre.   
palette-video-861.jpg 

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Publié le par laurent
Publié dans : #Peinture acrylique, #oeuvre expliquée
     
    
   
Voici l'un des Manet qui respire le plus la fraîcheur. Cette toile, de 115cm X 150 cm, aussi intitulée " Monsieur et madame Guillemet dans la serre" est un épisode de la vie mondaine à Paris, vers la fin du siècle, au moment où Alphonse Daudet publiait ses romans ( ne croirait-on pas assister à une scène de Fromont Jeune et Risler Ainé ? ). Le peintre a parfaitement réussi à mettre en conversation l'homme et la femme, celle-çi formant en quelque sorte la fleur du tableau, une fleur pimpante, exquisement "habillée" dans la couleur, une fleur dans son écrin, d'une jeunesse finement éclatante, à coté de laquelle le mari n'est qu'un gros bourdon au vol chaotique. On peut admirer ici la façon d'encadrer de rose les blancs jaunis du col et du chapeau de la belle Madame Guillemet. Car ce sont Madame et Monsieur Guillemet, des amis intimes de Manet, qui ont posé pour Dans la serre. Elle était une Américaine réputée pour son goût. Les Guillemet s'occupaient de modes et de haute couture, 19, faubourg Saint-Honoré. Manet les présente içi dans le jardin d'hiver du peintre Rosen, 70, rue d'Amsterdam. Il a travaillé là "au long de plus de 5 mois", dit Tabarant, soit depuis septembre 1878 jusqu'à la mi-février de 1879, comme un nomade. Il prend possession, en Avril 1879, de son atelier définitif au 77 de la même rue. Madame Manet venait animer de ses bavardages les longues heures de séance. "Parlez, riez, remuez, disait Manet à ses modèles, vous ne serez vrais qu'en devenant vivants !". Au même endroit, après les Guillemet, il fit asseoir Madame Manet et la peignit sur le même banc.
 
  Madame Edouard Manet dans la serre
       Dans la serre, fut exposée avec En Bateau  au salon de 1879.
   
       En Bateau    
   
 Il se trouva un critique pour qualifier la peinture, de "croûte". Mais, dans la revue le national du 16 Mai 1879, Théodore de Banville écrivait: " On s'attend à voir causer, Dans la Serre, la dame en robe grise, assise sur un banc vert, et le monsieur à barbe fauve, captivé par les moirures d'une riche étoffe... Toute cette couleur frémissante vibre à souhait pour le plaisir des yeux."  
 
 Une version traduite en Anglais
  

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Publié le par laurent
Publié dans : #techniques peinture, #peintres, #oeuvre expliquée
       
Cette technique a été élaborée par Léonard de Vinci, qui trouvait les représentations de tableaux trop lisses. Il a donc cherché une nouvelle façon de peindre qui puisse rendre au mieux la perception de la vue, en créant un artifice qui voile les contours.
La technique du spumato est expliquée sur la radio de France info.
     
     
   
 

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Publié le par laurent
Publié dans : #oeuvre expliquée, #peintres
 
 
 
 Après la période de ses débuts (1859-1871), Cézanne de 1872 à 1876 traverse la période impressionniste, qui le conduira à une période constructive (1878-1890) et enfin à une période synthétique jusqu'en 1906.    
        Le Garçon au Gilet Rouge. (vers 1889).
 
 
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Dans ce tableau, plusieurs éléments semblent s'extirper de la composition de l'oeuvre:
- Les bras du jeune garçon semblent disproportionnés. La longueur du bras droit, qui occupe un vaste espace dans la toile, est nettement plus grande que celle de l'avant-bras, si l'on se référe aux caractéristiques anatomiques d'un être humain (les 2 parties sont sensiblement égales). Le bras gauche paraît dissocié de son avant-bras, au niveau du coude.Cézanne ne s'attache qu'à la composition et à l'équilibre des formes et des couleurs, seule la vision et le résultat final l'intéressent. 
- L'oreille droite  est immensemment démesurée, à l'image d'un pavillon qui capterait tous les sons, malgré l'air absent du personnage. De nombreux critiques ont noté le caractère de masques des portraits de Cézanne. Ici le jeune homme semble avoir été réduit à une nature morte. Il ne communique pas avec l'observateur, la figure n'a que peu d'expression ,et les attitudes sont volontairement rigides. C'est comme si le peintre n'avait pas accès au monde intérieur du personnage, mais pouvait simplement le voir de l'extérieur. Dans ses autoportraits Cézanne fait preuve d'un extrême détachement, immobilisé et distant dans sa comtemplation. L'exemple des "joueurs de cartes" résume assez bien le détachement des acteurs et le repli méditatif, lorsque l'on connait le tempérament excessif et fougueux des méditerranéens, qui ne s'exprime pas autour de la table de jeu.
 - La couleur rouge: Les tâches rouges apparaissent chez Cézanne dès 1866 sous la forme d'un étrange objet dans une nature morte à laquelle on donne habituellement le titre : Crâne et bougie . Certes, nous voyons un crâne et une bougie largement consumée (thème habituel des Vanités), et aussi un livre. Mais il y a, en plus, trois ou quatre masses (rouges) dont le statut est incertain : un coquillage, un fruit (pomme ou oignon), et aussi encore un ou deux trucs rouges, aussi inqualifiables que le sourire rouge du grand coquillage de la Pendule noire. Avant, il y avait eu ce corps masculin flambant rouge dans l'Enlèvement (1867) et, la même année, les joues rose vif de la femme nue, lascive, du Punch au rhum, qui se reflète dans l'étrange bonnet rouge de l'homme à la pipe, et (déjà) les pommes de la première Moderne Olympia.
Il arrive que le rouge soit concentré en certains lieux inattendus, une sorte d'appel sonore parfois explicite (Apothéose de la femme, 1875), parfois implicite comme ici, ou le guéridon de la deuxième version de la Moderne Olympia, 1873, ou encore l'espèce de tablier fessier de la servante noire de L'après-midi à Naples (1876)) et enfin dans la nature morte Pommes et oranges de 1895 (l'année où Cézanne aurait déclaré : "Il n'y a que moi qui aie du tempérament, il n'y a que moi qui sache faire un rouge!" (Doran, Conversations avec Cézanne p183)), le rouge est partout. Sur le mur, dans les pommes, sur les nappes. C'est là d'ailleurs qu'il aboutit, sur les pommes, là qu'il trouve sa destination finale, près du Cupidon, sur un buffet ou une armoire.
Sans doute la couleur rouge a-t-elle une vocation pour l'hétérogène.  
 
Les pensées de Paul Cézanne à méditer.
 

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Publié le par laurent
Publié dans : #oeuvre expliquée, #peintres
     Merci à ces petits bouts, je ne vois plus le tableau de la même manière maintenant, grâce au projet réalisé par des élèves de (CM2). 
Pour voir la vidéo, cliquer sur "visionner sur youtube".   
 

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