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Le blog de lapalettedecouleurs.over-blog.com

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Des centaines de vidéos pour vous aider à comprendre le dessin et la peinture (aquarelle, huile, acrylique), mais aussi l'écologie des cours d'eau, la lecture en écoutant de la musique relaxante

Publié le par laurent
Publié dans : #Divers

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Publié le par laurent
Publié dans : #oeuvre expliquée

 

Cette femme énigmatique peinte par Eugène Delacroix en 1845 vient-elle de tomber en pâmoison ou est-elle déjà morte ? Observons de plus près son visage avec l'historienne d'art Dominique de Font-Réaulx.

Remarquée par le poète-critique d’art Charles Baudelaire lors de sa présentation au Salon de 1845, La Madeleine dans le désert est une des pièces maîtresses des collections du musée. De toutes les œuvres d’inspiration religieuse de Delacroix, celle-ci est assurément l’une des plus exceptionnelles, tant par sa composition que par le mystère qui émane de cette femme à la chevelure lourde et somptueuse. Elle figura parmi les œuvres choisies par Delacroix pour être présentée à l’Exposition universelle de 1855.

 

Une œuvre insolite et unique

Depuis son exposition au Salon de 1845 (n°435), ce tableau n’a guère laissé indifférent ; œuvre insolite, unique à dire vrai dans la production religieuse de Delacroix par l’intensité émotionnelle qui émane du personnage au regard et au sourire énigmatiques, lumineuse apparition aux tonalités rubéniennes sur un fond de paysage sombre et austère. 

Si Delacroix avait peint, probablement peu avant 1845, une Madeleine en prière (collection Oskar Reinhart, Winterthur) qui semble plus conforme stylistiquement à ses autres œuvres d’inspiration religieuse, il ne fait aucun doute qu’il attachait beaucoup d’importance à cette Madeleine, puisqu’il tint à l’inclure dans la brillante sélection de ses œuvres présentées à l’Exposition Universelle de 1855. 
 

La critique

Cette oeuvre énigmatique suscita de nombreux commentaires, tant critiques qu’élogieux. Retenons celui, si perspicace, de Baudelaire fasciné par "cette fameuse tête de la Madeleine renversée, au sourire bizarre et mystérieux, et si surnaturellement belle qu’on ne sait si elle est auréolée par la mort, ou embellie par les pâmoisons de l’amour divin." (" Curiosités esthétiques ", IV, Exposition universelle 1855 », p.238). 
 

Brève histoire de la Madeleine

D’après Achille Piron (1865), Delacroix aurait vendu la Madeleine dans le désert en 1854, malheureusement le nom de l’acquéreur n’est pas connu. En 1885, lorsque l’œuvre est exposée à l’École des Beaux-Arts, le livret indique qu’elle est prêtée par Daniel Iffla, dit Osiris (1896-1904), qui acheta le domaine de Malmaison en 1896. 


 
Eugène Delacroix, par laurentsaintgermain

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Publié le par laurent
Publié dans : #huile

 

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Publié le par laurent
Publié dans : #huile

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Publié le par laurent
Publié dans : #aquarelle

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Publié le par laurent
Publié dans : #Peinture acrylique

Malgré la langue utilisée ( le portugais ), la démonstration très détaillée et suffisamment explicite par l'image, fournit tous les éléments nécessaires à la réalisation de ce beau paysage. Tout est mis en oeuvre: le matériel, les couleurs, la palette, la technique et le temps pris pour exécuter ce paysage. 

 

Dessin et peinture - vidéo 1384 : Réalisation détaillée d'un paysage à la peinture acrylique.

Quelques conseils vont vous aider à cheminer à travers la réalisation:

- La composition obéit aux lois de la règle des tiers et des points nodaux, On peut partager le tableau en 9 parties égales avec 2 lignes verticales et 2 lignes horizontales. Les éléments placés sur ces lignes donnent de la force à la mise en page. Par exemple le ciel occupe 1/3 de la surface de la toile et la terre les 2/3 restants, l'accent sera mis sur la réalisation des éléments terrestres ( la ligne verticale de gauche sera entièrement occupée par le tronc de l'arbre situé au premier plan. La limite supérieure de l'exutoire du plan d'eau (début de la zone lotique et de la chute) est placé sur la ligne imaginaire de l'horizontale inférieure. Le bosquet d'arbres et la maisonnette, en haut à droite , sont sur un point nodal (intersection de 2 lignes). Cette mise en page oblige l'oeil du spectateur à parcourir le paysage, sans s'en éloigner.

- Le bleu du ciel, le plus clair, peut être un mélange de bleu ceruleum et de blanc de titane. 

- Les nuages dans le ciel sont quasiment plats dans leur partie inférieure et d'un blanc très floconneux au contact de la lumière, dans la partie supérieure.

- Pour créer de la profondeur de champ dans un paysage lointain, les collines les plus éloignées et leur reflet dans l'eau, sont légèrement violacées et floutées, à tendance gris-bleuté, aux couleurs estompées, alors que les détails sont plus présents sur celles situées au plan intermédiaire.

- Les troncs des arbres, bien que proche du noir, sont dans leur partie ombrée peints avec un mélange de bleu et de terre de sienne brûlée, la partie soumis aux rayons lumineux qui arrivent de la droite de la toile est rehaussée de blanc.

- Le feuillage des arbres sont est constitué d'un vert de hooker profond qui s'éclaircit graduellement en fonction de son exposition à la lumière ( l'association graduée de bleu, de jaune de cadmium ou d'ocre jaune, fournit toute la gamme de vert ).

- Le vert de la prairie en bordure de plan d'eau contiendra plus de jaune de cadmium que de bleu.

- Le tuto du premier plan avec blocs, pierres et radier est longuement détaillé dans la seconde vidéo. L'eau qui glisse sur les supports minéraux est peinte, si possible, avec un pinceau éventail.

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Publié le par laurent
Publié dans : #Peinture acrylique

Longtemps considéré comme un genre mineur, le 'trompe l'oeil" a retrouvé ses lettres de noblesse vers les années 1960 avec le mouvement trompe - l'oeil/réalité du peintre Henri Cadiou. La renaissance italienne et flamande du seizième siècle a permis l'expression illusionniste de ce style de peinture par la représentation la plus parfaite de la réalité. Pourtant, malgré une facture rigoureuse, le "trompe l'oeil" est toujours resté un genre mineur, un sous genre artisanal de la nature morte.

Les lois du trompe-l'oeil :

Ni règles édictées, ni critères obligatoires. Ces contraintes  propres au genre sont destinées à favoriser la portée illusionniste du tableau.

- Echelle: Les objets sont représentés grandeur nature, soit  échelle 1.

- Motifs: La priorité va aux objets inanimés et de taille petite ou moyenne. Animaux et figures sont écartés. Exceptions: Les insectes et les animaux morts ou représentés de manière indirecte ( dessin, photo, gravure ).

- Fond: Il fait partie intégrante du tableau, donc souvent formé de planches, boites, portes ou autre cageots capables de remplir la surface peinte.

- Espace: Fond et objets sont peu profonds afin de prolonger l'illusion de motifs qui rentrent dans l'espace du spectateur.

- Point de vue: Les objets sont vus de manière frontale, sans effet de perspective.

- Composition: Aucun élément n'est coupé ou sort du cadre. Une alternative est la composition où le support est découpé autour des motifs.

- Technique: La touche est invisible et lissée au maximum. La main de l'artiste s'efface au profit de l'objet.

- Lumière:  Elle est plutôt rasante, en favorisant le relief, avec des contrastes parfois poussés pour renforcer la troisième dimension.

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Publié le par laurent

9 Astuces diverses

 
Technique humide Commencer à peindre Paysages
Matériel Ciels Ombres et lumières
Couleur Mer et eau Astuces diverses


Il n'y a pas de règle en peinture et notamment pour l'aquarelle, tout est envisageable.

Voici un aperçu de techniques particulières et astuces diverses que vous pouvez utiliser pour enrichir vos aquarelles.

N'hésitez pas à expérimenter ces différentes techniques afin de bien les maîtriser et les adapter aux sujets que vous désirez peindre. 

Cela enrichira votre approche de l'aquarelle et vous permettra d'avoir une touche particulière et personnelle.

Réserves (le blanc du papier)

 





Liquide à masquer

La gomme liquide où drawing-gum se pose au pinceau, plume, shapper où par projection sur les parties que vous désirez protéger.

 

Flacon de gomme réserve, pinceau, shaper, plume et crêpe.


 

 

Plume                                                                         Shaper

 

Une fois sec, vous pouvez peindre par-dessus sans souci. Quand votre aquarelle est bien sèche vous pouvez retirer le drawing-gum, le blanc du papier où la couleur réservée ressortira intact.


 

 

Posez le liquide à masquer

 


Le liquide sec, posez les couleurs


L'aquarelle bien sèche, retirez la réserve


Résultat avec les différends outils.

Conseil : demandez à votre cordonnier un petit bout crêpe chaussure, il vous servira à retirer très facilement le liquide à masquer.


Réserve à la bougie

La bougie à le même effet que le liquide à masquer, cependant on ne peut pas la retirer.


Bougie sur l'avant plan pour créer de la réflexion et de la profondeur.

 
Bout de bougie

Posez la bougie en frottant sur le papier sec, en fonction de la pression exercée et de la rugosité du papier, les réserves seront plus ou moins denses. 
Utilisez pour poser ces réserves un petit bout de bougie blanche.

 

Difficile de se rendre compte des réserves...

La difficulté vient surtout du fait que l'on ne se rend pas compte des réserves que l'on pose sur le papier, celle-ci n'apparaîtront qu'une fois la couleur posée ce qui implique un peu de pratique.


Les réserves apparaissent en repoussant les pigments et l'eau


Exemple de mer avec de la bougie.



 La gouache blanche

Peut servir pour rehausser certaines réserves couvertes par erreur ou oubli. Pour accentuer par exemple l'écume des vagues, faites quelques projections ou posez directement la couleur  brute du tube. Utilisez cette technique sur l'aquarelle bien sèche, sur des parties foncées, le blanc posé en faible épaisseur paraîtra grisé.Vous pouvez également utiliser le blanc de chine dans la technique humide pour suggérer une fumée de cheminée par exemple, la propagation du blanc fuse beaucoup dans le mouillé.

 Suggérez des embruns par exemple


Grattage cutter

Le cutter est un outil précieux pour rajouter des blancs, sa particularité est de pouvoir

Soit faire des détails très fins par exemple des mâts de bateaux dans le lointain, lignes électriques et barbelées etc.�


Détails fins, comme rajouter des moustaches

Soit de travailler à plat avec un léger frottis pour rendre par exemple l'écume des vagues sur des parties foncées.


Le travail à plat permet de faire ressortir le grain du papier

Différents effets peuvent être obtenus, à vous de juger de l'intérêt de cet outil,


Effets du cutter

 
Ecume...                                                  Faire ressortir quelques points de lumière


Accastillage de bateaux

Conseil : ne pas en abuser.


 Papier Abrasif

Cela consiste à utiliser du papier de verre très fin pour procéder à des retraits par frottis.  Faites cette opération sur votre aquarelle sèche, l'effet apparaîtra d'autant plus sur un fond foncé. Utile pour rajouter un point d'éclairage sur un fruit par exemple.


Permet d'estomper et de récupérer le grain de surface


Retraits





 Fond sec

vous pouvez ouvrir des blancs dans une certaine mesure (car le papier se teinte en profondeur) sur l'Arches ou équivalent.

 
Humidifiez à l'eau claire la partie que vous désirez éclaircir, puis attendez un petit peu que les pigments soient dilués,
Frottez sur l'espace avec un pinceau acrylique à poils durs, 

 
Nettoyez le pinceau et renouvelez éventuellement l'opération,
Une fois le résultat obtenu, sécher la surface avec du sopalin.

Cette technique est très utile par exemple pour suggérez des trouées lumineuses dans les ciels nuageux, rajoutez des branches en négatif etc...


Mouillez à l'eau claire et attendez que le papier absorbe,


Faites le retrait avec un petit pinceau synthétique à poil dur,


Le résultat présente un blanc avec une mémoire de la couleur.

Fond mât

Il est plus aisé d'ouvrir des blancs sur les fonds mâts.

Soit par retrait avec un pinceau synthétique à poils durs, nettoyez régulièrement le pinceau pendant l'opération. Si les couleurs fusent dans la partie éclaircie, cela veut dire que le papier n'est pas assez mât, attendez un peu pour recommencer.

 

Soit par retrait avec un léger apport d'eau (attention au risque d'auréole) puis frottez avec un pinceau synthétique à poils durs, nettoyez régulièrement le pinceau pendant l'opération.



 Retraits bois et cutter

Une autre variante consiste à opérer des retraits avec le bout du pinceau en bois ou avec un cutter.


Couper le bout de la hampe de quelques pinceaux en bois,

La difficulté réside dans l'intervention au bon moment dans le mât, si cela est fait trop tôt cela laissera une trace foncée au lieu du retrait, vous pouvez donc varier les options positives où négatives.

Le bout du pinceau en bois est utile par exemple pour dessiner de la végétation où des branches d'arbres sur un fond foncé. Le cutter est utilisé par exemple pour dessiner de la végétation où des rochers sur un fond foncé.


Retraits avec le bout du pinceau en bois, dans le mât


Retraits avec le plat du cutter, toujours au même stade dans le mât


Un peu de pratique vous permettra d'utiliser au mieux ces outils.


 Projections

Les projections sont utiles pou animer une aquarelle.

Plusieurs solutions sont envisageables par exemple pour meubler un  premier plan, sur les scènes marines, des bouquets, animer un fond etc�

Dans certains cas il sera nécessaire de masquer les parties à protéger, des projections avec de la couleur aura un effet positif tandis que des projections à l'eau claire présenteront un effet en négatif.


 Brosse à dent

Les projections à la brosse à dent que tout le monde connaît permettent de faire de très fines pulvérisations.


Fines gouttelettes avec la brosse à dent



 Pinceau

La technique du pinceau permet avec un peu de pratique de donner une direction aux projections mais également de varier la taille des gouttelettes en fonction de la quantité d'eau sur le pinceau.


Projections directives au pinceau par mise en tension des poils du pinceau


Projections en tapant la hampe en bois du pinceau sur son doigt


Variez les tailles et les couleurs


Astuce, si vous soufflez sur les gouttes d'eau fortement, vous pouvez suggérez de fines brindilles et branches.


Variez les projections dans l'humide et le sec, utilisez différentes couleurs et  avec des pigments liquides et bruts pour amener de la diversité.


Pulvérisation

La pulvérisation est d'un usage similaire aux projections avec la particularité de présenter un effet légèrement en négatif  des projections.  L'effet est difficilement contrôlable avec précision et son utilisation touchera plus l'ambiance générale que des points précis pour une question de large diffusion. Le pulvérisateur libère un fourmillement  de gouttelettes d'eau pure sur le papier.  Intéressant pour créer des effets de matières et textures répétitives. On trouve tout type de vaporisateur dans le commerce.

 

 

La pulvérisation apporte des effets de matières intéressants, mais l'effet est assez limité sur le papier Arches où équivalent.

Variante, réalimenter en humidité une partie du travail sur l'aquarelle.

 
Sel

Le sel présente un effet étoilé saisissant. Utilisez plutôt du sel fin qui aura un meilleur rendu que le gros sel. L'application se fait au stade de l'humide, déposez à des endroits bien choisis les grains de sel en quantité variable, mais évitez des amoncèlements qui n'auront pas de beaux résultats graphiques. Les pigments absorbés par les grains de sel créeront des motifs irréguliers de teintes claires. L'effet sera accentué en fonction de la quantité d'eau présente dur le papier et de l'intensité des pigments. Laissez sécher complètement ou stoppez l'action en utilisant un sèche-cheveux.







Une petite expérience est nécessaire pour bien maîtriser le phénomène. Comme tout effet graphique, c'est un outil qui ne doit pas devenir le sujet principal d'une aquarelle, évitez la surcharge.

 
Auréoles

La formation d'une auréole répond à des critères bien précis : l'état de séchage du papier et la quantité d'eau sur le pinceau.

 

Il n'y a pas de risque d'auréoles tant que le papier est bien humide, mais au fur et à mesure du séchage veillez à toujours contrôler l'apport d'eau présent sur le pinceau qui doit être inférieur à celui présent sur le papier.

Le principe de base d'une auréole provient de la rencontre d'un surplus d'eau sur une zone beaucoup moins humide, cet apport d'eau se répartie sur le papier en entraînant avec elle les pigments encore en suspension. L'effet s'en trouve d'autant plus accentué quand  l'humidité du papier est proche du séchage avec pour conséquence un feston de plus en plus prononcé.


Exemple de ciel...


Quand le papier devient mât, attention à l'ajout d'eau...


Voici le résultat� faites vos ciels rapidement et n'y revenez pas.

C'est la raison pour laquelle le travail dans le mouillé doit se faire spontanément et rapidement en laissant l'eau travailler pour limiter les auréoles. Cependant la présence d'auréoles peut s'avérer des plus heureuse et participe à la vie de l'aquarelle.

 

 

Conseil : Pour limiter une auréole sur un font mât, aspirer légèrement avec un pinceau par capillarité le surplus d'eau, par contre il est inutile et impossible d'essayer de rattraper une auréole sur un fond presque sec, le résultat sera une création d'un blanc encore plus présent.


Cernes ou serti

La formation d'une cerne répond au même principe que les auréoles, à la différence que cela se passe sur une partie bien délimitée.



L'ajout d'un surplus d'eau sur une partie humide à pour conséquence de repousser les pigments vers les bords extérieurs avec la présence d'un serti foncé dû à l'accumulation des pigments. Vous pouvez jouer avec ce principe dans la technique de l'inondation partielle pour avoir des effets graphiques très intéressants.

  




Flouter un bord net

Pour rendre flou un bord net pas encore sec, ajoutez parallèlement de l'eau claire à côté de la partie à rendre flou, attendez que la papier absorbe l'eau et ne soit pas trop humide, puis passez le pinceau avec peu d'eau à la jonction des deux pour que les pigments migrent délicatement.


faites une bande de couleur...


� puis posez une bande d'eau claire (peu d'eau)  plus large que le fondu désiré, SANS TOUCHER la bande de couleur


Fusionnez les deux bandes en passant le pinceau.



Frottis brosse sèche



Effet graphique particulier qui s'obtient en peignant sur le papier avec un pinceau chargé de pigment brut sur une surface sèche. L'application se fait en peignant soit avec la pointe du pinceau pour des détails fins, soit avec le ventre du pinceau  (pinceau oblique) pour des espaces plus importants. Les pigments, peu dilués, restent à la surface du papier  en faisant ressortir le grain du papier. Cela crée un effet de texture et de relief très intéressant, par exemple pour des arbres en contre-jour ou marquer un premier plan.



  



Texture avec film plastique

Pour créer des effets de textures surprenant vous pouvez jouer avec ce type de technique.

En apposant du film plastique sur une partie fraîchement peinte

Le résultat sera une répartition inégale et incontrôlable des pigments avec l'eau créant des effets de texture.

Utile par exemple pour suggérez des variations dans un premier plan.


Suggérez quelques rochers en inondation partielle



Posez du film plastique sur la partie fraîchement peinte



Le résultat donne un effet de texture intéressant.



Eponge

Utilisez de préférence une éponge avec des alvéoles prononcées.



La technique de l'éponge est connue par tous les aquarellistes surtout pour suggérer des arbres. Le résultat est rapide et permet de s'écarter de la précision du dessin. Utilisez pour cela une éponge présentant des alvéoles bien marquées qui rajoutera de la diversité et du relief  par la texture produite.

Petit pas à pas pour tester sur du papier Montval.


Suggérez un fond



Posez d'abord les couleurs claires et lumineuses



Contrastez pour donner du relief



Dessinez les troncs et branches qui vont se mélanger aux ombres de la végétation



Variante comme vu précédemment, soufflez sur les amas d'eau pour suggérer des brindilles à l'avant plan.



Filet d'eau

Comme son  nom l'indique, c'est une technique qui consiste à peindre avec un mince filet d'eau.

Le principe est de tracer un graphisme avec un pinceau à réserve d'eau  (vous pouvez le faire avec une eau légèrement teintée pour un meilleur repérage), l'eau doit être très abondante et au besoin réalimentée au fur et à mesure de l'élaboration du tracé. Cela vous permet par la suite de déposer délicatement des pigments qui fuseront dans le filet d'eau, l'intérêt de faire ce travail avec beaucoup d'eau est de faire fusionner les couleurs et pouvoir rectifier à loisir vos  teintes claires où foncées. La technique du filet d'eau est pratique pour des détails fins comme par exemple une grille, des mâts de bateaux ou les branches des arbres.

 

Petit pas à pas


Protégez quelques troncs d'arbres, le soleil et la barque,



Mouillez toute la feuille et posez du rose permanent et un peu de jaune indien,



Suggérez la végétation avec du vert et de la terre de sienne brûlée,

Laissez sécher.


Faites des filets d'eau pour représenter les troncs des arbres, travaillez le cordon  toujours bien alimenté en eau afin de pouvoir rectifier les couleurs et aider à la fusion des couleurs. AU besoin réalimentez le cordon d'eau.



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Publié le par laurent
Publié dans : #aquarelle

 

 

8 Ombres et lumières

 
Technique humide Commencer à peindre Paysages
Matériel Ciels Ombres et lumières
Couleur Mer et eau Astuces diverses


 

La difficulté majeure dans l'aquarelle est de peindre la lumière.

Celle-ci donne une atmosphère et un caractère tout particulier en lui donnant vie.



La difficulté provient du fait qu'elle n'a ni forme ni couleur, tout dépend du sujet et de l'environnement.

Le sujet de la lumière introduit également son opposée, l'ombre. Ce n'est que par l'opposition de ces deux éléments que nous pouvons donner vie à  la lumière par des jeux de contrastes savamment dosés.  

Une lumière puissante produit des ombres tranchées et nettes et au contraire une lumière douce et diffuse donnera des ombres légères et floues.



Quelques règles peuvent cependant vous aider à contourner cette difficulté :

Réserver le blanc du papier,

Intensifier les contrastes,

Colorer les ombres,

Utiliser une palette restreinte et la théorie des couleurs.

 Utilisation de la réserve

C'est la première chose qui nous vient à l'esprit, et cela s'accompagne souvent d'ombres sombres.
 La réserve est le blanc du papier et s'obtient soit en protégeant avec du drawing-gum avec un effet un peu dur et figé, soit en contournant les espaces vierges pour un rendu plus naturelle mais cela implique une étude approfondie du sujet avant de commencer à peindre.

 


du net au flou



Intensifier les contrastes

 Les contrastes font naître la lumière, un blanc sera toujours plus lumineux si vous opposez à côté une teinte fortement foncée. N'hésitez surtout pas à renforcer davantage cette opposition de contraste pour augmenter l'impact lumineux et donner une puissance toute particulière dans vos aquarelles.

 




Colorer les ombres

Renforcer les contrastes  amène à peindre les ombres.

Les ombres sont constituée des ombres propres et des ombres portées, l'ombre propre garde la couleur du sujet sur lequel elle se trouve atténué par l'intensité de l'ombre elle-même, l'ombre portée est la projection sur différends plans.

Ces ombres ,constitués par toutes les couleurs de l'arc-en-ciel sont très influencées par leur environnement, réflexions, reflets, réverbération, support sur lesquels elles se trouvent etc.

L'aquarelle n'étant pas une reproduction  « photographique » de la réalité, n'hésitez surtout pas à amplifier ces phénomènes pour rendre les ombres lumineuses et leur donner vie.


 

Conseil : Evitez les ombres « noires ».

 
Ombres portées                                                      Ombres propres

Tout dépend de la quantité de lumière, la tonalités des contrastes ombres lumières donne une ambiance différente selon que la lumière est forte ou douce.

Renforcez les contrastes par des ombres fortes avec une lumière forte et présente mais préférez des contrastes doux et subtiles avec une lumière douce et voilée.

Vous pouvez encore accentuer ces effets en jouant avec la représentation des ombres :

Ombres aux contours nets par une grande luminosité et contours doux et flous pour une lumière diffuse.

 




Utiliser une palette restreinte et la théorie des couleurs

Il est très facile « de gouacher » et de ternir les couleurs.



Pour garder une fraîcheur  et une luminosité dans les pigments claires, utilisez de préférence des couleurs transparentes et des couleurs pures.



Voici un petit exercice en pas à pas


Mouillez toute la feuille de papier et posez des couleurs diluées claires dans le mouillé en conservant une bande verticale lumineuse sur le 1/3 gauche.

Couleurs : jaune, jaune indien, rose permanent.


Accentuez dans le mouillé des arbres de part et d'autre de la bande verticale en jaune indien , et suggérez la ligne de base de la terre avec de la terre de sienne brûlée, terminez en accentuant des reflets sur l'eau.

Séchez.


Nous allons revenir sur les sapins avec la technique de l'inondation partielle c'est à dire que l'on mouille uniquement ce que l'on désire peindre. Veillez à ce que ce travail se fasse en conservant toujours une humidité dans la végétation afin de pouvoir rectifier les couleurs. C'est un travail rapide et spontané.

Spontané car les sapins seront réalisé avec une gestuelle par un va et vient horizontale suggérant les branches et laissant transparaître des espaces sec entre les branches.

Commencez par les sapins de part et d'autre de l'éclairage verticale avec une eau très légèrement teintée de sienne brûlée.


Continuez les sapins avec la même gestuelle en renforçant progressivement les couleurs, terre de sienne brûlée. Si cela est trop foncé, les sapins étant toujours humides, vous pouvez éclaircir en rajoutant une goutte d'eau.


Continuez avec la sienne brûlée et rajoutez un violet tirant sur l'alizarine permanent avec de l'outremer (qui tire sur le rouge) pour renforcer les couleurs.

Normalement à ce stade tous les sapins sont encore mouillés et vous pouvez adapter à tout moment les teintes et tonalité.


Finissez la découpe des sapins avec des teintes de plus en plus sombres, et suggérez quelques troncs au milieu lorsque le papier est mât avec un pinceau fin et du pigment brut pâteux.


Avant que cela ne sèche, mouillez à l'eau claire la rivière et avec un pinceau plat puis faites quelques réflexions des sapins avec les mêmes couleurs.  La surface étant mouillé, les reflets seront très doux et simuleront une eau calme.

Quand le papier est mât (base des spins et eau), suggérez la ligne de base entre  la terre et la rivière avec un pinceau chargé de pigments sombres et pâteux (outremer, alizarine, sienne brûlée). Cette base qui donne une assise à la végétation fusera très légèrement dans le papier mât et il ne sera pas nécessaire de faire précis.


Terminez par quelques retraits dans le mât avec un petit pinceau acrylique à poils durs et complétez éventuellement par la présence de gibier d'eau qui donnera l'échelle au tableau.



Conseils

Pour éviter de ternir et « gouacher » les tons très foncés, travaillez dans le mouillé avec des pigments purs et laissez l'eau du papier s'occuper des fusions de couleurs.  Les pigments plus ou moins lourds se déposeront sur le papier tout en offrant une granulation intéressante, et le blanc du papier ressortira sous ces teintes foncées.



Les ombres n'étant pratiquement jamais noire, n'hésitez pas à colorer vos ombres. Vos aquarelles vous en remercieront et gagneront en fraîcheur, luminosité et prendront vie.



La théorie des couleurs sera d'un précieux secours pour mettre en vibration les couleurs par l'opposition de leur complémentaire et par l'opposition des teintes chaudes avec les teintes froides.


Ce détail montre comment les teintes froides éloigne alors que les teintes chaudes rapprochent, l'utilisation de réserve de papier blanc et de dégradés doux amène une lumière en contre-jour très naturelle.


 


Ce détail de rose jaune explique comment obscurcir les ombres par une couleur complémentaire qui permet de faire vibrer les couleurs et introduire un ton neutre coloré.

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Publié le par laurent
Publié dans : #huile

 Un récent portrait en vidéo où l'on utilise couteau, brosses, pinceaux et médium à l'huile.

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